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Marché : Les bourses européennes finissent dans le rouge

Les bourses européennes finissent dans le rougeLes bourses européennes finissent dans le rouge

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en net recul mardi, affectées par l'annonce d'une nouvelle contraction de l'activité du secteur manufacturier aux États-Unis, alors que les rendements des dettes espagnoles et italiennes se détendaient, portés par les espoirs d'une intervention de la Banque centrale européenne (BCE).

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 1,58% à 3.399,04 points. Le Footsie britannique a cédé 1,5% et le Dax allemand 1,17%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonnait 1,14%.

L'activité dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis a reculé pour le troisième mois d'affilée au mois d'août, tandis que les embauches des entreprises sont tombées à leur plus bas niveau depuis fin 2009.

"En temps normal, un chiffre ISM faible comme celui-là aurait alimenté les spéculations haussières d'un assouplissement quantitatif (de la Réserve fédérale), mais ces chiffres montrent aussi que l'inflation pourrait commencer à grimper", dit Lex van Dam, gérant chez Hampstead Capital.

"Si c'est le cas, les banquiers centraux seront impuissants - la stagflation serait le pire des scénarios actuellement", ajoute-t-il.

Les valeurs cycliques ont subi les plus fortes baisses, notamment l'automobile (-2%), affecté par la baisse des ventes de voitures neuves en Allemagne au mois d'août, qui a notamment plombé Volkswagen (-2,91%).

Le secteur des services aux collectivités (-0,16%) a nettement mieux résisté, soutenu notamment par Veolia Environnement (+2,84%), après des informations de presse sur un possible rachat partiel de Veolia Transdev par la RATP et la SNCF.

Dans le même temps, les investisseurs se sont détournés des Bunds allemands, valeur refuge traditionnelle en période d'aversion au risque, et les rendements italiens et espagnols se sont nettement détendus en attendant des précisions concernant le plan de rachat de dette de la BCE.

A deux jours de la réunion très attendue de politique monétaire de la BCE, les déclarations de son président Mario Draghi, qui a assuré lundi que les achats par la banque centrale d'obligations souveraines d'une échéance maximale de trois ans n'enfreindraient donc pas le droit communautaire, ont profité à la dette de l'Espagne et de l'Italie.

Les taux de rendement des papiers espagnol et italien à deux ans sont retombés à, respectivement, 3,16%, contre 3,51% la veille, et à 2,43%, contre 2,71%.

La tendance a aussi profité aux échéances plus longues, puisque les rendements des obligations à dix ans, qui étaient reparties à la hausse la semaine dernière, retombaient à 6,63% contre 6,89% en Espagne et à 5,68% contre 5,79% en Italie.

Sur le marché des changes, l'euro s'est un peu affaibli face au dollar, à 1,2563/64, dans un réflexe de prudence pour le cas où les déclarations de la BCE s'avèreraient décevantes.

Les cours du pétrole se sont retournés à la baisse en cours d'après-midi, dans la crainte d'une contraction de la demande après les indicateurs américains décevants.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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