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Marché : Les bourses européennes en ordre dispersé à la mi-séance

Les bourses européennes en ordre dispersé à la mi-séanceLes bourses européennes en ordre dispersé à la mi-séance

(Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient en ordre dispersé à mi-séance vendredi, et Wall Street est attendue en hausse, dans un contexte qui reste marqué par les craintes sur la crise en zone euro.

À Paris, à 12h44, le CAC 40 effaçait ses pertes initiales pour revenir à l'équilibre (-0,05%) à 3.010,27 points. L'indice parisien avait touché plus tôt en séance un plus bas annuel à 2.970,10 points.

À Francfort, le Dax reculait de 0,25% et à Londres, le FTSE cédait 0,74%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 progressait à l'inverse de 0,22%.

Après une ouverture en baisse de plus de 2%, l'Ibex35 de Madrid avançait de 0,53% grâce à la bonne tenue de ses valeurs bancaires, fortement représentées dans l'indice. Malgré l'abaissement de la note de Moody's, Santander gagnait 3,55%. Bankia s'envolait de 29,11% après avoir chuté de 14% la veille. Des traders évoquent une information du journal espagnol Cinco Dias selon lequel les banques espagnoles souhaitent une interdiction des ventes à découvert.

Les valeurs financières européennes, très corrélées aux aléas de la crise de la dette, résistaient également. A Paris, Société Générale (+4,8%), BNP Paribas (+4,4%), Axa (+2,6%) et Crédit Agricole (+2,6%) signaient les plus fortes hausses du CAC 40.

Le plus fort repli sectoriel était réalisé par le compartiment automobile (-1,94%), un secteur cyclique très sensible aux inquiétudes sur un ralentissement de l'économie mondiale.

Les marchés d'actions du Vieux Continent sont en passe d'enregistrer leurs plus fortes pertes en une semaine depuis novembre dernier, même s'ils résistaient aux annonces jeudi soir des dégradations de la Grèce et des banques espagnoles.

Fitch Ratings a abaissé la note souveraine de la Grèce de "B-" à "CCC", évoquant le risque croissant de voir le pays sortir de l'Union monétaire européenne et un phénomène de contagion aux autres pays en difficultés.

A cette dégradation s'est rajoutée celle de l'agence Moody's qui a abaissé jeudi la note de 16 banques espagnoles, dont Santander, la plus grande de la zone euro, évoquant la capacité réduite de l'Etat espagnol à apporter un soutien financier à plusieurs d'entre elles.

Le taux de créances douteuses figurant dans les portefeuilles de prêts des banques espagnoles s'est élevé à 8,37% en mars, son niveau le plus élevé depuis août 1994, selon des données publiées ce vendredi par la Banque d'Espagne.

Cet approfondissement de la crise européenne faisait toutefois espérer aux investisseurs un geste de la part de la Banque centrale européenne (BCE). "Il est très probable que la BCE interviendra avant que la situation n'échappe à tout contrôle, ce qui soutiendra les marchés", a estimé Lex van Dam, gérant de fonds chez Hampstead Capital.

Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, a déclaré dans un entretien publié ce vendredi que la Commission européenne (CE) et la BCE travaillaient à un plan d'urgence dans le cas où la Grèce devrait quitter la zone euro.

Blandine Hénault pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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