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Marché : Les banques françaises toujours sous pression, bnp en tête

Les banques françaises toujours sous pression, bnp en têteLes banques françaises toujours sous pression, bnp en tête

PARIS (Reuters) - Les trois principales banques françaises signent mercredi à la mi-séance les plus mauvaises performances boursières du secteur bancaire européen, certains opérateurs continuant de s'inquiéter de leurs accès aux liquidités malgré la multiplication des démentis.

A 12h45, alors que l'indice européen des bancaires est en léger recul de 0,56%, BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale abandonnent 5,58%, 2,91% et 2,57% respectivement.

Certains analystes expliquent la chute brutale de BNP Paribas par le fait que cette dernière avait le mieux résisté aux turbulences boursières des dernières semaines, son cours n'ayant pas, à la différence de ses deux concurrentes, touché son plus bas des marchés de 2009.

Pour BNP Paribas, qui cote actuellement à près de 24 euros, le plus bas de 2009 avait été touché en janvier à 20,08 euros.

Christophe Nijdam, analyste qui couvre le secteur bancaire chez Alpha Value, indique que les craintes sur les liquidités pèsent sur les banques françaises et que les différentes interventions de responsables politiques ou du secteur n'ont pas réussi à apaiser les esprits.

Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale et président de la Fédération bancaire française (FBF), a assuré mercredi, dans une entretien au Figaro, que la situation était "sous contrôle" en matière de liquidités des banques françaises.

"De plus, les informations de mardi sur des craintes de retrait de dépôt des grandes entreprises peut avoir un effet boule de neige", a poursuivi Christophe Nijdam.

Le groupe allemand Siemens a retiré début juillet des fonds de la Société Générale, une source précisant à Reuters que c'était en raison de la sous-performance de son investissement, mais cette nouvelle a été interprétée par certains sur le marché comme révélatrice de la santé financière de la banque.

"Les investisseurs étrangers ne veulent pas toucher ces actions (BNP Paribas et Société générale) car ils ont peur qu'il y ait des cadavres dans les armoires de ces banques", a commenté un trader parisien, ajoutant qu'à son avis ces craintes sont "totalement infondées".

La décision de Standard & Poor's d'abaisser la note souveraine de l'Italie, même si elle était attendue par les marchés, a aussi contribué à alimenter les craintes de contagion de la crise de la dette dans la zone euro.

Juliette Rouillon et Julien Ponthus, avec Blaise Robinson, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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