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Marché : Les banques françaises doivent rétablir la confiance, dit fitch

Les banques françaises doivent rétablir la confiance, dit fitchLes banques françaises doivent rétablir la confiance, dit fitch

(Reuters) - Fitch Ratings a déclaré mercredi que la priorité des banques françaises pour 2012 devait être de rétablir la confiance du marché, perdue depuis l'été, ajoutant attacher une perspective stable au secteur pour l'an prochain.

"Les banques vont devoir convaincre les intervenants de marché que leurs bases en capitaux, en financements et en liquidités sont saines", souligne dans un communiqué Eric Dupont, de l'équipe Etablissements financiers de l'agence de notation.

Fitch met par ailleurs en garde contre un abaissement des notes de crédit de Société générale et Groupe Banque Populaire-Caisse d'Epargne (BPCE) en cas de déclassement de la note souveraine de la France parce que leurs signatures "sont liées à un éventuel soutien de l'Etat".

De son côté, la Banque postale verrait sa note abaissée si celle de sa maison mère, La Poste, venait à être déclassée. Fitch dit n'anticiper à l'inverse aucune pression haussière ou baissière sur les notes de BNP Paribas, Crédit agricole et Crédit Mutuel-CIC pour l'année 2012.

L'agence de notation relève que l'exposition des banques françaises aux pays périphériques de la zone euro dépasse les niveaux observés dans les autres pays d'Europe de l'Ouest.

"Fitch s'attend à une large réduction des avoirs des banques françaises en dette souveraine italienne d'ici la fin de l'année 2012", écrit l'agence, citant BNP Paribas et Crédit agricole comme les établissements français les plus exposés aux obligations d'Etat italiennes en valeur absolue.

De même, ces deux banques affichent le risque périphérique non souverain le plus élevé du fait de leurs filiales en Italie.

"PAS D'INQUIÉTUDE" POUR LA LIQUIDITÉ

Fitch s'attend à ce que les charges de dépréciations augmentent en 2012 avec une dégradation de la qualité des créances italiennes et les signes de faiblesse que commence à montrer l'économie française, mais elles devraient rester "gérables pour toutes les banques".

L'agence de notation dit n'avoir "pas d'inquiétude particulière" concernant la liquidité des banques françaises et dit penser qu'aucun établissement n'aura besoin d'une injection de capitaux de la part de l'Etat en 2012.

Selon elle, le respect par les banques hexagonales des objectifs intermédiaires de fonds propres fixés par l'Autorité bancaire européenne (ABE) n'est "pas une inquiétude".

"Une nationalisation bancaire ne figure pas non plus dans les scénarios de Fitch", poursuit-elle.

Mardi, Fitch a annoncé avoir révisé de stable à négative la perspective de la note de quatre groupes bancaires français, dans la foulée de la révision à négative de la perspective de la note souveraine française.

Les quatre groupes concernés étaient la Société générale, BPCE, Dexia Credit Local et La Banque Postale.

Ces dernières semaines, les trois principales agences de notation internationales, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, ont fait part de leurs doutes sur le maintien de la note "triple A" de la France.

Dernière agence en date à avoir lancé un tel avertissement, Fitch a abaissé vendredi la perspective sur le "AAA" de la France à négative, faisant part de ses inquiétudes concernant les conséquences potentielles de la crise de la dette sur les finances de l'Etat français.

Jean Décotte pour le service français, édité par Catherine Monin

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