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Marché : Le sénat italien vote l'austérité face à la crise de la dette

Le sénat italien vote l'austérité face à la crise de la detteLe sénat italien vote l'austérité face à la crise de la dette

par Philip Pullella et Catherine Hornby

ROME (Reuters) - Le Sénat italien a approuvé vendredi la loi de stabilité financière, un ensemble de mesures d'austérité réclamées par l'Union européenne pour faire face à la crise de la dette dans la zone euro.

La Chambre des députés se prononcera samedi sur ce texte et le président du Conseil Silvio Berlusconi, privé mardi dernier de sa majorité à la Chambre, a promis de démissionner dans la foulée pour laisser la place à un gouvernement élargi qui devrait être dirigé par l'ancien commissaire européen Mario Monti.

Ce dernier a pour la première fois voté samedi au palais Madame - il a été nommé mercredi dernier sénateur à vie par le président de la République Giorgio Napolitano. Cette mesure inattendue, qui a fortement accru la visibilité de Monti, semble préparer le terrain à sa désignation à la tête du nouveau gouvernement.

L'équipe gouvernementale sortante de Berlusconi se réunira samedi vers 18h00 (17h00 GMT) après le vote à la Chambre.

Selon certains politologues, le nouveau gouvernement, qui devrait être largement composé de techniciens, pourrait être annoncé dès dimanche soir, avant l'ouverture des marchés de lundi.

Giorgio Napolitano avait appelé le Parlement à agir rapidement car la pression internationale reste aussi forte sur l'Italie.

Le président américain Barack Obama s'est entretenu séparément jeudi avec son homologue français Nicolas Sarkozy et avec la chancelière allemande Angela Merkel. Il a également appelé le président italien pour lui exprimer sa confiance dans son "leadership".

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait s'entretenir dans la journée de vendredi avec Giorgio Napolitano.

MONTI A LA CONFIANCE DES MARCHÉS

"Ce qu'il faut, c'est que nous arrivions à remettre sur les rails la Grèce, c'est en train de se passer, nos amis italiens, à qui nous lient tant de liens, c'est ce qui est en train de se faire. J'aurai dans quelques instants le président Napolitano au téléphone", a-t-il déclaré en marge des cérémonies de l'armistice du 11-Novembre.

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a souligné que la crise en Europe restait "le principal défi posé à la croissance mondiale". "Il est essentiel que l'Europe agisse rapidement et vigoureusement pour rétablir sa stabilité financière", a-t-il dit.

Figure internationale respectée, Mario Monti, a été appuyé par les marchés qui voient en lui la personnalité la plus à même de mener un gouvernement d'union nationale chargé de faire appliquer une douloureuse austérité.

Napolitano l'a reçu jeudi soir au palais du Quirinal.

Le futur gouvernement devrait recevoir le soutien de la plupart des élus centristes ainsi que du Parti démocrate, première formation d'opposition. On ignore encore combien d'élus du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi lui apporteront leur appui.

Le principal partenaire du PDL au sein de la coalition sortante, la Ligue du Nord, a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne soutiendrait pas Mario Monti.

Les investisseurs ayant le sentiment que Rome va enfin agir pour mettre en place les réformes économiques promises à l'Union européenne, l'écart de rendement entre les obligations italiennes à dix ans et les Bunds allemands, référence du marché, s'est resserré.

Le "spread" entre les emprunts à dix ans émis par le Trésor italien et leurs équivalents allemands a baissé de 30 points de base, à 490 pdb.

Gregory Schwartz et Guy Kerivel pour le service français

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