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Marché : Le secteur agroalimentaire français dit résister à la crise

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PARIS (Reuters) - L'agroalimentaire français résiste à la crise mieux que d'autres secteurs d'activité malgré la flambée des prix des matières premières et la baisse des dépenses des ménages, a fait valoir mardi sa fédération professionnelle Ania, qui espère se faire entendre par le nouveau gouvernement.

Les responsables de l'Association nationale des industries alimentaires seront reçus le 4 juin par Stéphane Le Foll, nommé la semaine dernière ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire.

"C'est la première fois que l'intitulé de notre ministre de référence intègre explicitement l'agroalimentaire", s'est réjoui le président de l'Ania Jean-René Buisson, lors d'une conférence de presse.

"On va lui faire un point de la situation et lui demander qu'il s'occupe de l'agroalimentaire au moins autant que de l'agriculture."

Premier employeur industriel en France, l'agroalimentaire a perdu des parts de marché au niveau mondial comme européen et se retrouve aujourd'hui quatrième exportateur agroalimentaire mondial, derrière le Brésil, a déploré Jean-René Buisson.

A l'export, le secteur est très dépendant des vins et spiritueux et des produits laitiers. Les petites entreprises du secteur (98% des adhérents de l'Ania), qui ne peuvent s'appuyer sur l'internationalisation de leurs ventes, sont particulièrement frappées par les effets de la conjoncture.

"On commence à avoir une série de difficultés liées à la fragilité de la structure des PME", a déclaré Jean-René Buisson, signalant 165 défaillances d'entreprise l'an dernier, après 261 en 2010, 429 en 2009 et 400 en 2008.

En 2012, le secteur agroalimentaire pense pouvoir maintenir ses effectifs salariés, qui s'élèvent à 500.000, ainsi que son chiffre d'affaires. Celui-ci est ressorti à 157,2 milliards d'euros en 2011, en hausse de 1,5% en excluant les effets de l'inflation, notamment des prix agricoles et de l'énergie (en hausse de 6,8% en tenant compte de l'inflation).

L'Ania table aussi sur une stabilité de l'excédent commercial du secteur, qui s'est inscrit en hausse à 6,8 milliards d'euros l'an dernier.

Noëlle Mennella, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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