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Marché : Le russe gazprom prêt à devenir électricien en france

Le russe gazprom prêt à devenir électricien en franceLe russe gazprom prêt à devenir électricien en france

PARIS (Reuters) - Le géant russe Gazprom envisage de jouer un rôle de fournisseur mais aussi de producteur d'électricité en France en participant à la construction de centrales à cycle combiné à gaz, écrit La Tribune jeudi.

Iouri Virobian, patron de la filiale française de Gazprom Marketing et Trading cité par La Tribune, a précisé que cette éventualité reposait notamment sur les modalités de mise en oeuvre de la loi dite Nome (nouvelle organisation du marché de l'électricité).

Cette loi doit permettre aux rivaux d'EDF d'accéder au nucléaire de l'opérateur historique à des conditions permettant le développement de la concurrence sur le marché français.

"Nous regardons la loi Nome de réorganisation du marché de l'électricité. Selon ses modalités, il pourrait être intéressant pour Gazprom d'entrer sur ce marché", selon Iouri Virobian.

La presse a cependant rapporté ces derniers jours que le gouvernement s'interrogeait sur la possibilité de reporter l'entrée en vigueur de la réforme, dont l'application devrait aussi entraîner mécaniquement une hausse de tarifs d'ici à 2015.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a déclaré lundi que le gouvernement n'avait pas a priori l'intention de reporter l'application de la loi, prévue le 1er juillet.

La loi Nome ne précise pas le prix auquel EDF devra céder une partie de sa production nucléaire à ses concurrents, le groupe réclamant un prix de 42 euros par mégawatt/heure, tandis que GDF Suez demande un prix très inférieur, proche de 35 euros.

"Un mégawatt/heure vendu entre 38 et 40 euros pourrait donner une possibilité d'entrer sur (le) marché", estime Iouri Virobian dans La Tribune.

LES CONCURRENTS D'EDF S'INQUIÈTENT

Le gouvernement a prévu de se prononcer au cours des prochaines semaines sur ce prix, a fait savoir à plusieurs reprises le ministre de l'Industrie et de l'Energie, Eric Besson. Ce dernier a indiqué le 6 avril que le calendrier d'application de la loi était "pour l'heure" inchangé.

Selon Les Echos, deux associations professionnelles qui rassemblent aussi bien les français Direct Energie et Poweo que l'italien Enel, l'allemand E.ON ou le suisse Alpiq ont estimé mercredi qu'un report sine die de la mise en oeuvre de la loi Nome "nuirait fortement au développement d'une concurrence effective sur le marché de l'électricité".

Le président de la République envisage d'invoquer la catastrophe de Fukushima et ses conséquences pour le parc nucléaire français pour tout reporter, ajoute le quotidien, qui précise que, compte tenu de délais juridiques, l'Etat a jusqu'au 30 avril pour décider un éventuel report ou se prononcer sur les conditions d'application.

Benjamin Mallet, édité par Matthieu Protard

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