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Marché : Le privé perdrait plus après le rapport grec de la troïka

Le privé perdrait plus après le rapport grec de la troïkaLe privé perdrait plus après le rapport grec de la troïka

BRUXELLES (Reuters) - Le prochain rapport des inspecteurs internationaux sur les progrès de la Grèce en matière budgétaire devrait jouer un rôle crucial pour une éventuelle révision de la décote du secteur privé, apprend-on de source autorisée.

Le rapport de la "troïka" (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) devrait être terminé d'ici deux à trois semaines.

Il permettra de déterminer si le déblocage d'une sixième tranche d'aide de huit milliards d'euros est possible dans le cadre du plan d'aide en cours, sans laquelle le pays fera défaut le mois prochain.

Si le rapport revoit à la baisse les prévisions de croissance, alors les projections de recettes publiques le seront également.

En conséquence, les besoins de financement de la Grèce seront plus importants que ceux prévu le 21 juillet dernier quand les dirigeants de la zone euro s'étaient mis d'accord pour un nouveau plan de sauvetage de 109 milliards d'euros et sur un programme d'échange de dette où le secteur privé est mis à contribution en acceptant une perte de 21%.

"Les conditions générales pourraient avoir changé depuis la dernière révision effectuée et la prévision sur la croissance grecque également", a déclaré un responsable de la zone euro.

Si la Grèce faisait face à des besoins financiers plus importants, les Etats de la zone euro ne voudraient probablement pas supporter seuls le coût supplémentaire. Ils pourraient demander au secteur privé d'apporter une contribution qui serait supérieure à la décote prévue de 21%.

"C'est une discussion qui a lieu", a dit un autre responsable de la zone euro.

Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos a déclaré vendredi dernier devant le Parlement qu'il ne voyait que trois scénarios pour résoudre la crise de la dette souveraine. L'un d'entre eux implique un défaut ordonné avec une décote de 50% des créances obligataires détenues par les investisseurs.

"La question est de savoir si l'approche actuelle mène oui ou non à une solution viable. Jusqu'à présent, il n'y a pas d'avis définitif sur cela (...) c'est à la Commission, au FMI et à la BCE de dire si c'est possible ou impossible", a ajouté le responsable de la zone euro.

UNE CROISSANCE PLUS FAIBLE QUE PRÉVU

Les représentants de la troïka ont prévu en juin que l'économie grecque se contracterait de 3,8% en 2011, mais que la croissance reprendrait ensuite, à un taux de 0,6% en 2012 et de 2,1% en 2013.

Cependant, Evangelos Venizelos a déclaré le 15 septembre devant le Parlement que la Grèce serait toujours en récession en 2012.

"Si la troïka pense que la Grèce ne connaîtra pas de croissance jusqu'en 2013 et 2014, les hypothèses du second plan de sauvetage devront être modifiées", a dit une troisième source.

"Les fonds supplémentaires nécessaires peuvent soit être supportés par les gouvernements, ce qui serait très difficile politiquement, ou alors partagés avec le secteur privé", a-t-on ajouté.

La publication du rapport de la troïka devrait probablement coïncider avec l'achèvement du processus de ratification des parlements des pays membres de la zone euro au sujet de l'élargissement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Le parlement autrichien a approuvé vendredi l'extension du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à une large majorité.

La Slovaquie, qui devrait approuver le renforcement du FESF d'ici au 14 octobre, est, avec Malte et les Pays-Bas, l'un des trois derniers pays de la zone euro à ne pas encore avoir approuvé la réforme du FESF décidée lors du sommet européen du 21 juillet.

Aux termes de la réforme du FESF décidée au sommet européen du 21 juillet dernier, le fonds disposera de nouveaux pouvoirs "préventifs" lui permettant d'acheter des obligations d'Etats membres de la zone euro, d'émettre des lignes de crédit de précaution et de prêter aux Etats de la zone pour recapitaliser leurs banques.

"Une décote plus profonde pourrait être considérée par les agences de notation comme un défaut ou un défaut sélectif", a dit une autre personne interrogée.

Mehdi-Nicolas El Moueffak pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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