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Marché : Le plan d'austérité italien ne règle pas tout, juge s&p

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ROME (Reuters) - L'Italie reste confrontée à des risques relatifs à son endettement public massif malgré l'adoption de nouvelles mesures d'austérité, a estimé vendredi Standard & Poor's.

Dans un communiqué, l'agence de notation précise que ces risques sont surtout le fait des faibles perspectives de croissance de la troisième économie de la zone euro.

Le gouvernement italien a approuvé jeudi un plan d'austérité destiné à protéger le pays d'une propagation de la crise de la dette grecque et à éliminer le déficit budgétaire en 2014.

Ce train de mesures, qui représente un montant de 47 milliards d'euros, doit être validé par le Parlement dans un délai de soixante jours.

"A la lumière de la faible croissance italienne, à notre avis, d'autres réformes macroéconomiques et microéconomiques seront nécessaires", explique S&P dans un communiqué.

Pour l'agence, il reste environ une chance sur trois que la note qu'elle attribue à la dette souveraine italienne soit abaissée dans les 24 prochains mois.

La croissance italienne n'a progressé que de 0,1% au premier trimestre 2011 ainsi qu'au cours des trois derniers mois de 2010, contrastant avec la reprise affichée par les autres grandes économies de la zone euro.

Pour certains analystes, l'économie transalpine pourrait même facilement renouer avec la récession.

S&P juge que les mesures d'austérité annoncées par Rome sont dans leur ensemble, crédibles, en particulier pour celles qui relèvent des salaires dans la fonction publique et des retraites.

L'agence juge toutefois que le gouvernement italien fait preuve de trop d'optimisme sur sa capacité à lutter contre la fraude fiscale.

L'Italie a échappé aux plus fortes secousses des marchés depuis l'explosion de la crise de la dette grecque, grâce à une politique budgétaire prudente, à un faible endettement des ménages et à un système bancaire relativement solide.

Mais le pays reste vulnérable en raison d'une dette publique massive qui représente environ 120% du produit intérieur brut (PIB) et d'une croissance chroniquement faible - la plus molle de la zone euro au cours de la décennie écoulée.

Catherine Hornby, Benoit Van Overstraeten et Nicolas Delame, pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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