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Marché : Le gouvernement mise sur un cercle vertueux européen

Le gouvernement mise sur un cercle vertueux européenLe gouvernement mise sur un cercle vertueux européen

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français mise sur la naissance d'un cercle vertueux né des décisions prises pour enrayer la crise de la zone euro afin de retrouver progressivement le chemin de la croissance dès l'an prochain malgré l'assainissement budgétaire.

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a validé cette hypothèse dans une interview parue lundi.

"On peut (...) raisonnablement tabler sur un redressement progressif du taux de croissance en 2013, avec une moyenne qui serait sensiblement inférieure à 1% compte tenu de l'absence d'acquis de croissance en fin d'année 2012", dit-il aux Echos.

Le gouvernement a récemment abaissé de 1,2% à 0,8% sa prévision de croissance de l'économie française en 2013, parlant d'un chiffre "prudent et volontariste", quand le consensus des économistes se situe autour de 0,5% voire un peu moins dans les toutes dernières études.

Mais il estime que les bonnes nouvelles tombées ces dernières semaines sur le front européen sont de nature à relancer la machine, ce qui permettrait de tenir la promesse de François Hollande d'inverser la courbe du chômage d'ici à un an et d'obtenir les premiers résultats du "redressement" de la France pour lequel il a donné rendez-vous fin 2014.

La décision de la Banque centrale européenne (BCE) de racheter la dette souveraine des Etats en difficulté de manière "illimitée", le feu vert de la Cour constitutionnelle allemande aux mécanismes européens de solidarité et le vote "pro-européen" aux Pays-Bas nourrissent cet espoir.

DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DIFFÉRENTE

Pour Christian Noyer, "l'horizon apparaît aujourd'hui beaucoup plus dégagé" et le gouvernement espère que la confiance, élément essentiel du retour de la croissance, est désormais rétablie de manière durable.

"Il y a une possibilité, au milieu de l'année 2013, qu'on soit dans une dynamique économique différente", explique-t-on à l'Elysée, où l'on mise également sur les partenaires sociaux qui doivent se prononcer à la fin de l'année sur les mesures susceptibles de doper la compétitivité du pays.

"Si on fait les emplois d'avenir, les contrats de génération, la compétitivité et qu'on soutient un certain nombre d'activités, on va avoir des résultats, même si on n'a pas une croissance extraordinaire", dit un proche de François Hollande à propos de l'inversion de la courbe du chômage.

Un membre du gouvernement insiste lui aussi sur l'importance d'une stabilisation de la zone euro pour aller de l'avant.

"On peut parfaitement imaginer un retournement de conjoncture courant 2013 si les problèmes de l'Europe se calment", dit-il. "C'est ce que me disent tous les chefs de grandes entreprises. S'il y a une reprise en avril, mai, juin ou juillet, ça aura un impact immédiat sur l'emploi."

Il reste à savoir si la restauration d'un climat de relative confiance au niveau européen et une éventuelle reprise timide de la croissance permettront de compenser l'impact des mesures d'assainissement budgétaire promises par l'exécutif.

Pour conserver la faveur des investisseurs et consolider sa relation avec Berlin, François Hollande a écarté les appels à desserrer l'étau budgétaire et la France maintient sa volonté de ramener son déficit public à 3% du PIB fin 2013, après 4,5% en 2012, au prix d'un tour de vis fiscal de 30 milliards d'euros.

L'augmentation de 10 milliards d'impôts des ménages, qui sont le moteur de la croissance par la consommation, et de 10 milliards sur les entreprises risque de ralentir l'activité économique, le tiers seulement de l'effort étant obtenu par des économies budgétaires.

Service France, édité par Yves Clarisse

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