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Marché : Le "fonds souverain alsacien", un laboratoire du fsi en région

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par Julien Ponthus et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et le groupe Crédit mutuel-CIC ont lancé mardi Alsace Croissance, un nouveau fonds d'investissement régional doté de 50 millions d'euros et dont le modèle a vocation à être décliné dans d'autres régions françaises.

Qualifié de "fonds souverain alsacien" par Philippe Richet, ministre chargé des Collectivités territoriales et président du conseil régional d'Alsace, cette structure investira entre 0,75 million et 3 millions d'euros en fonds propres dans des PME alsaciennes.

"Le fait d'avoir lancé aujourd'hui cette opération va nous permettre (...) d'aller rencontrer toutes les régions et de leur dire 'voilà il y a un exemple, il y a un modèle'", a indiqué à Reuters le directeur général du FSI Jean-Yves Gilet, en marge de la conférence de presse.

"Je crois beaucoup à l'effet de taille", a-t-il ajouté, notant que si le FSI, via sa filiale CDC Entreprises, est déjà présent dans plus de 80 fonds régionaux, c'est l'importance de la dotation en capital d'Alsace Croissance qui rend l'initiative intéressante.

Déjà 160 entreprises alsaciennes ont été identifiées comme éligibles à Alsace Croissance, dont les capitaux ont été apportés à hauteur de 25 millions d'euros, 18 millions et 7 millions par la banque mutualiste CM-CIC, le FSI et la région Alsace respectivement.

UN LABORATOIRE

La réussite de ce fonds est jugé déterminante pour valider la stratégie française de partenariat entre les secteur public et privé pour développer le capital-investissement.

"Si ce fonds est un succès (...) alors il sera pour nous un laboratoire de ce qui peut être fait dans chacune des autres régions françaises", a indiqué Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse du dépôts, l'actionnaire majoritaire du FSI.

"Si c'est un échec, ce serait une mauvaise nouvelle pour toute l'économie française", a dit Augustin de Romanet, dont le groupe est de plus en plus sollicité depuis la crise financière pour investir tant en fonds propres qu'en crédits dans les entreprises françaises.

Cette demande de fonds propres intervient alors que les nouvelles règles prudentielles décidées à la suite de la crise vont rendre le capital-investissement de plus en plus onéreux pour les banques et les assurances.

Cette disette attendue de capitaux, ou "equity crunch", constitue pour certains économistes l'un des enjeux principaux auxquels l'économie française devra faire face dans les prochaines années.

Le capital-investissement, décrié cependant par certains observateurs comme responsable de la financiarisation de l'économie, a en France la particularité d'être très largement dominé par un acteur public, le groupe Caisse des dépôts.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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