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Marché : Le fmi incite les dirigeants européens à soutenir la croissance

Le fmi incite les dirigeants européens à soutenir la croissanceLe fmi incite les dirigeants européens à soutenir la croissance

WASHINGTON (Reuters) - Le poids des dettes publiques, le ralentissement de l'activité et les turbulences sur les marchés financiers menacent la reprise économique en Europe et exigent une réaction rapide des dirigeants politiques et de la BCE, a estimé mardi le Fonds monétaire international.

Dans ses nouvelles "Perspectives économiques mondiales", le FMI a réduit ses prévisions de croissance à 1,6% pour cette année et 1,1% seulement pour l'an prochain, soit respectivement 0,4 et 0,6 point de moins qu'attendu en juin.

Et il souligne la nécessité de décisions rapides pour soutenir les pays en difficulté, regagner la confiance des marchés et apaiser la tempête financière.

"Dans un environnement très incertain, dominé par les tensions liées à la crise de la dette souveraine dans la zone euro, les risques pour la croissance sont principalement orientés vers une baisse", constate le Fonds.

Il explique que la hausse des taux d'intérêt sur les marchés risque de freiner l'investissement et de plomber la croissance, tandis qu'une propagation de la crise de la dette à des pays du "coeur" de la zone pourrait menacer la stabilité financière mondiale.

La Banque centrale européenne (BCE) a le pouvoir d'atténuer ces risques, estime toutefois l'institution dirigée par Christine Lagarde. Elle estime que la BCE devra baisser les taux d'intérêt si les risques pour l'inflation et la croissance persistent. Jorg Decresson, un économiste du FMI, l'a souligné lors de la conférence de presse de présentation de ces prévisions.

Dans l'intervalle, le FMI presse la BCE de poursuivre ses rachats d'obligations, au moins en attendant l'entrée en application de la réforme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui doit le doter du pouvoir de procéder à ce type de rachats.

Parallèlement, le FMI prône un renforcement du système financier, une recommandation déjà évoquée ces dernières semaines par Christine Lagarde mais qui a été plus que fraîchement accueillie en Europe.

Les banques devraient "passer immédiatement à l'action" pour lever des capitaux privés et "devraient être plus ambitieuses que ce que les superviseurs jugent nécessaires", souligne le Fonds.

ECARTS IMPORTANTS

Les nouvelles prévisions du FMI tranchent avec le scénario d'une reprise graduelle et modeste ébauché au printemps. Elles devraient peser sur la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux prévue en fin de semaine à Washington.

D'autant que la révision à la baisse n'épargne personne sur le Vieux Continent, pas même les pays d'Europe centrale et orientale qui avaient mieux supporté la crise de 2008-2009 et mieux rebondi depuis.

Les prévisions de croissance du FMI pour cette "Europe émergente" ont ainsi été ramenées à 4,3% pour 2011 et 2,7% pour 2012, contre 5,3% et 3,2% auparavant.

"Les turbulences financières pèseront sur l'activité par le biais d'une détérioration de la confiance et des financements, même si les effets défavorables de facteurs temporaires tels que les prix élevés des matières premières et les perturbations dans l'approvisionnement liées au séisme Japon s'atténuent", explique le FMI.

Et il souligne que ses nouvelles prévisions supposent que les dirigeants européens parviennent à contenir la crise de la zone euro. Un avertissement à peine voilé contre les risques de dégradation supplémentaire de la conjoncture en cas de paralysie du processus de décision politique.

Les prévisions du FMI mettent en évidence des écarts importants de performances économiques en Europe: l'Allemagne, la Suisse, la Suède, la Pologne ou les Pays-Bas devraient afficher des niveaux de croissance proche de ceux enregistrés avant la crise, tandis que d'autres restent pénalisés par des programmes d'ajustement drastiques, comme l'Islande, la Lettonie et bien sûr les Etats "périphériques" de la zone euro.

Stella Dawson, Marc Angrand pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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