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Marché : Le départ du dg de rolex suscite des interrogations

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ZURICH (Reuters) - Le départ de Bruno Meier, remplacé par Riccardo Marini après seulement deux ans à la tête de Rolex, suscite des interrogations parmi les analystes sur d'éventuelles dissension au sein de la direction de la société horlogère.

Riccardo Marini dirigeait jusqu'à présent les activités Rolex en Italie. Sa nomination a été annoncé mardi soir par un communiqué, dans lequel était évoquée la décision "d'actualiser les structures de l'entreprise".

"Je pense qu'il y a des divergences d'opinions en interne au sein de la société, au moins en partie quant au degré d'ouverture au monde extérieur", estime Jon Cox, chez Kepler Capital Markets.

"Je ne pense pas que cela conduira à des changements en termes d'indépendance de Rolex compte tenu du contrôle qu'exerce la fondation, bien qu'il n'y ait pas de doutes sur le fait que ces changements vont attiser les spéculations."

Comme Chopard ou Patek Philippe, deux autres maisons prestigieuses non cotées, Rolex suscite les convoitises alors que les grands groupes cotés tels que Swatch, Richemont ou LVMH peinent à répondre à la demande croissante des consommateurs chinois pour les montres de luxe.

Selon Jon Cox, Rolex pourrait valoir au moins à 15 milliards de francs suisses.

Rolex, une des dernières sociétés horlogères indépendantes sur le segment des montres de prestige, est connue pour sa discrétion concernant sa stratégie et ses performances financières.

René Weber, analyste chez Vontobel, s'est également dit surpris par le départ de Bruno Meier. "Les raisons ne sont pas claires et nous ne connaissons pas le nouveau directeur général", note-t-il.

Bruno Meier avait succédé en 2008 à Patrick Heiniger, qui avait passé seize années aux commandes de la société.

Selon les estimations de René Weber, le chiffre d'affaires de Rolex avoisinait 4,4 milliards de francs en 2010.

Silke Koltrowitz, Nathalie Olof-Ors pour la version française, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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