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Marché : Le csf valide une surcharge de capital de 1 à 2,5% dès 2016

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par Caroline Copley

ZURICH (Reuters) - Le principe d'une surcharge de capital pour les établissements bancaires d'importance systémique pouvant atteindre jusqu'à 2,5% a fait un pas de plus avec sa validation lundi par le Conseil de stabilité financière (CSF), en dépit de l'opposition du secteur.

Le CSF a été chargé par le G20 de coordonner une réponse mondiale à la crise financière. L'idée de cette surcharge de capital avait été avancée en juillet dernier par le CSF.

Mario Draghi, qui préside actuellement le CSF, a confirmé que les "Sifi" (systemically important financial institutions) seront soumises à l'obligation de relever leurs capitaux de 1 à 2,5% à partir de 2016, douchant les espoirs nourris par certains acteurs qui auraient préféré que cette solution soit enterrée.

Le nom de son successeur sera annoncé au sommet du G20 organisé le 3 et le 4 novembre prochain à Cannes, a par ailleurs annoncé le secrétaire du CSF Svein Andresen.

Mario Draghi remplacera en octobre l'actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet.

Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a indiqué que son gouvernement défendait la candidature du gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney.

RISQUE CONTRE CROISSANCE

Si la réforme était appliquée dès aujourd'hui, la surcharge s'imposerait à 28 banques dont, très vraisemblablement, HSBC, JPMorgan Chase, Barclays et Goldman Sachs ou encore la BNP en France.

Les banques affirment que cette mesure, à laquelle s'ajouteraient en janvier 2013 les règles de Bâle III sur les fonds propres, pénaliserait leur croissance.

Le directeur général de JPMorgan, Jamie Dimon, a jugé l'idée "anti-américaine".

Face à ces critiques, l'étude d'impact menée par le CSF fait valoir que l'intérêt qu'il y aurait à réduire le danger d'une crise systémique dépasse de loin le coût en matière de croissance du PIB.

De l'opinion de Mario Draghi, s'il est évident que les banques ont un problème de financement, il est encore difficile de dire si cela provient d'une pénurie de liquidités ou d'un manque de confiance envers le système bancaire.

"L'aversion au risque s'est considérablement accrue ces derniers mois et à mesure qu'elle augmente, le marché interbancaire est l'une des premières sources de financement à se tarir", a estimé le prochain président de la BCE.

Renforcer les normes de liquidité et de capital devrait faire reculer l'aversion au risque, a-t-il ajouté.

Nicolas Delame et Gregory Schwartz pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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