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Marché : Le chômage touche un nouveau plus bas historique en allemagne

Le chômage touche un nouveau plus bas historique en allemagneLe chômage touche un nouveau plus bas historique en allemagne

par Sarah Marsh

BERLIN (Reuters) - Le taux de chômage en Allemagne est tombé en mars à 6,7%, son plus bas niveau depuis la réunification du pays, une baisse qui renforce le contraste entre la première économie d'Europe et ses voisins et qui devrait soutenir à la fois la consommation et les revendications salariales.

Le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 18.000 sur le mois écoulé, son cinquième recul consécutif, pour revenir à 2,841 millions selon les chiffres corrigés des variations saisonnières (CV) publiés jeudi par l'Office fédéral du travail.

Cette baisse est plus marquée encore qu'attendu puisque les 35 économistes interrogés par Reuters prévoyaient un recul de 10.000.

"La résilience du marché du travail allemand est de bon augure pour la consommation privée au premier semestre" a commenté Carsten Brzeski, économiste d'ING.

"La douceur du climat en mars et l'optimisme pratiquement inébranlable des chefs d'entreprise semblent les principaux moteurs de l'amélioration de la baisse du chômage annoncée aujourd'hui."

Ces chiffres sont aussi une bonne nouvelle pour le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dont les prévisions budgétaires reposent en grande partie sur la hausse des recettes fiscales.

Ils renforcent par ailleurs le contraste entre l'Allemagne et la France, où les effectifs du chômage ont atteint en février leur plus haut niveau depuis octobre 1999.

Alors que la population allemande est près de 30% supérieure à la française, le nombre de demandeurs d'emplois CVS y est désormais inférieur à celui des chômeurs en catégorie A dans l'Hexagone.

DES HAUSSES DE SALAIRES DE 4% ENVISAGEABLES

Si l'économie allemande, tirée par les exportations, s'est remise rapidement de la crise financière de 2008-2009, elle n'a pas échappé à la rechute provoquée fin 2011, se contractant de 0,2% au quatrième trimestre en raison de la crise de la dette dans la zone euro et de ses conséquences sur la demande mondiale.

Elle semble être repartie de l'avant dès le début de cette année, ce qui a conduit plusieurs instituts d'études économiques à relever leurs prévisions de croissance et à écarter avec une quasi-certitude l'hypothèse d'une nouvelle récession (deux trimestres consécutifs de baisse du PIB).

La bonne tenue du marché du travail dans ce climat globalement chahuté a favorisé l'amélioration de la confiance des ménages, en hausse sur six des sept derniers mois selon le baromètre de l'institut GfK.

La décrue du chômage a parallèlement conduit les syndicats allemands a réclamer des hausses de salaires après plusieurs années de rigueur en la matière: les centrales Verdi et IG Metall demandent l'une et l'autre des augmentations de 6,5% pour les quelque cinq millions de salariés qu'ils représentent.

Pour Christian Schulz, économiste de Berenberg Bank, la hausse des salaires est "inévitable" en raison des tensions sur le marché du travail.

"Même s'il est peu probable que les demandes d'augmentations de 6% soient acceptées, des accords affichant des hausses de 4% sont envisageables", estime-t-il. "Avec une inflation revenue à 2,1% en mars, des hausses de salaires importantes peuvent donner un nouveau coup de fouet bienvenu à la consommation des ménages."

Plusieurs économistes notent toutefois que le mouvement de baisse du chômage ralentit alors que s'atténue l'impact des réformes mises en oeuvre ces dernières années pour augmenter la flexibilité du marché du travail.

Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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