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Marché : Le candidat mexicain au fmi prône la fermeté dans la zone euro

Le candidat mexicain au fmi prône la fermeté dans la zone euroLe candidat mexicain au fmi prône la fermeté dans la zone euro

MADRID (Reuters) - Si le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) n'était pas européen, le plan d'action pour la crise de la dette en zone euro serait plus ferme et plus réaliste, a déclaré le gouverneur de la banque centrale Agustin Carstens, cité mardi par la presse espagnole.

Agustin Carstens est le seul autre candidat déclaré à la succession du FMI face à la ministre française de l'Economie Christine Lagarde, grande favorite, qui s'est rendue lundi au Brésil pour promettre aux pays émergents une plus grande place au sein de l'institution financière, historiquement dirigée par un ressortissant du Vieux Continent.

"Il serait approprié d'avoir un non-Européen, parce qu'une paire d'yeux frais pourrait voir les problèmes européens avec une plus grande objectivité", a estimé Agustin Carstens dans un entretien au quotidien espagnol El Pais.

En déplacement en Espagne dans le cadre d'une campagne mondiale pour défendre sa candidature, le candidat mexicain a estimé dans le journal Expansion qu'il avait plus d'expérience et d'autorité que Christine Lagarde.

"Je pense que les pays émergents ont été des partenaires loyaux dans l'économie internationale ces dernières années et que nous devrions être reconnus", a déclaré Agustin Carstens au quotidien El Pais.

Les Etats membres de la zone euro soutiennent la candidature de Christine Lagarde à l'heure où ils recherchent activement avec le FMI une solution à la crise de la dette grecque, qui menace d'engloutir d'autres économies européennes fortement endettées comme le Portugal et l'Irlande.

De son côté, Agustin Carstens a estimé que la seule façon de résoudre la crise de la dette en zone euro était de prendre des mesures sévères, sans toutefois préciser lesquelles.

"Il reste encore des pilules amères à avaler et la communauté financière internationale devrait certes apporter son soutien, mais de mon expérience personnelle je sais qu'il n'y a pas d'autre solution que de prendre ces mesures sévères", a-t-il commenté, ajoutant qu'une restructuration de la dette grecque ou irlandaise ne constituerait nullement un remède miracle et ne devrait être envisagée qu'en dernier ressort.

Sonya Dowsett, Natalie Huet pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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