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Marché : Le CAC 40 chute de 3% en clôture !

Le marché parisien en forte baisse sur fond de retour des craintes en zone euroLe marché parisien en forte baisse sur fond de retour des craintes en zone euro

(Tradingsat.com) - La Bourse de Paris a clôturé en très forte baisse lundi, le retour des craintes en zone euro ayant réveillé dangereusement les taux de rendement des obligations d'Etat en Italie et en Espagne.

Et c'est le secteur bancaire qui en a fait les frais, à l'image de Crédit Agricole (-5,4%), Société Générale (-4,8%) et de BNP Paribas (-4,4%).

Après avoir récemment touché des plus hauts depuis 18 mois, l'indice CAC 40 a subi de violentes prises de bénéfices, terminant la séance en repli de 3% à 3 659 points.

Les risques d’instabilité politique en Italie à l’approche des élections générales des 24 et 25 février et les appels à la démission du président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, soupçonné de corruption par la presse, font en effet resurgir le spectre d’une envolée du coût des emprunts dans la zone euro.

Dans la soirée, les taux de rendement à 10 ans de l'Italie et de l'Espagne évoluaient en vive hausse, à respectivement 4,5% et 5,4%, sur fond d'incertitudes politiques dans les pays les plus fragilisés de l'Union Européenne.

"Silvio Berlusconi s’est engagé à rembourser les montants levés grâce à la très impopulaire taxe d’habitation mise en place par Mario Monti, dans un discours garantissant une plus vaste baisse d’impôts en cas de victoire de la droite. A l’approche des élections, la popularité de S. Berlusconi renforce l’incertitude sur la capacité du pays à poursuivre la mise en place de l’agenda Monti. La coalition de Centre-droit dont il fait partie pourrait en effet obtenir un nombre de sièges suffisant au Sénat pour s’assurer un blocage des négociations sur la continuité du programme de réforme", commentait ce matin un analyste du CM-CIC.

Sur le front de la dette américaine, l'autre dossier "chaud" du moment, les négociations se poursuivent. "Le camp Démocrate propose une baisse de certaines exonérations fiscales accordées aux grands groupes, donnant le coup d’envoi aux négociations budgétaires qui se dérouleront jusqu’à l’échéance de fin avril, date à laquelle se déclencheront les coupes automatiques dans les dépenses si aucun accord budgétaire n’est trouvé", souligne ce même broker.

"Alors que les Républicains se sont engagés à bloquer toute nouvelle hausse d’impôts, et ont manifesté leur refus de négocier au cours des dernières semaines, cette proposition a peu de chance de trouver un écho favorable. Ces négociations devraient continuer de témoigner de la difficile cohabitation entre les partis. En brouillant la visibilité sur le futur cadre fiscal, ceci devrait pénaliser l’activité sur le T1."

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