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Marché : Le bristol s'oriente vers une nouvelle année record

Le bristol s'oriente vers une nouvelle année recordLe bristol s'oriente vers une nouvelle année record

par Noëlle Mennella et Astrid Wendlandt

PARIS (Reuters) - Une nouvelle année record s'annonce pour le palace parisien Le Bristol qui peut compter sur une clientèle fidèle, principalement européenne, et sur une nouvelle, venant aussi bien d'Amérique latine que d'Asie.

Situé à deux pas de l'Elysée, entre l'avenue Matignon et la rue du Faubourg Saint-Honoré, Le Bristol fait partie du club très fermé des hôtels cinq étoiles d'exception que distinguent leur situation géographique, leur architecture, leur recherche en termes de confort et de service.

L'établissement a obtenu cette distinction le 5 mai dernier avec trois autres hôtels parisiens (Le Plaza Athénée, le Meurice et le Park Hyatt Vendôme) et quatre provinciaux (Les Airelles et le Cheval Blanc à Courchevel, l'hôtel du Palais à Biarritz et le Grand Hôtel Cap Ferrat à Saint-Jean Cap Ferrat).

"Un bon buzz pour nous dans ce business (..) qui nous a valu des retombées à travers le monde", a commenté Didier Le Calvez, le président directeur général d'un hôtel légendaire au logo vert pétard qui, passé les larges marches de l'entrée, dissimule l'un des plus beaux jardins privés de la capitale.

Parmi les habitués du Bristol, où fut tourné Midnight in Paris, le dernier film de Woody Allen, figurent notamment Brad Pitt, Angelina Jolie, Penelope Cruz, les familles royales de Suède et d'Espagne, Christian Lacroix ou encore Leonardo Di Caprio.

Didier Le Calvez, un Breton âgé de 57 ans et père de quatre enfants, est depuis trente-cinq ans dans le sérail où il fut notamment l'artisan des succès du Four Seasons George V.

A l'occasion du sommet du Luxe organisé par Reuters, il a estimé qu'après "le très bon cru de 2010", Le Bristol allait connaître "une excellente année 2011 qui, techniquement, devrait surpasser 2010 en terme de chiffre d'affaires".

DE 720 À 17.000 EUROS LA NUIT

Le premier trimestre a bien été perturbé par les événements du Moyen-Orient mais le mois d'avril a été "spectaculaire", a précisé le PDG, ajoutant qu'après un mois de mai "juste en ligne avec celui de l'année dernière, voire légèrement inférieur", juin et juillet s'annoncent "nettement supérieur".

"Le début de l'année a été difficile avec le Moyen-Orient, mais nous sommes en train de grandir avec l'Amérique latine et l'Asie, et les Américains étaient de retour l'an passé", a-t-il ajouté en soulignant que la clientèle brésilienne avait doublé en un an pour passer à 4% en 2011.

Au total, le chiffre d'affaires de l'hôtel devrait être en hausse de 10 à 15% au premier semestre par rapport à celui de la même période de 2010 tandis que le revenu par chambre disponible (Revpar), un indicateur clé pour les professionnels du secteur, devrait suivre une évolution similaire, a assuré le PDG.

En 2010, le Bristol a dégagé un chiffre d'affaires de 63,35 millions d'euros avec un Revpar à 570,14 euros.

Ce palace de 188 chambres et de 85 suites, dont les prix évoluent entre 750 et 17.000 euros la nuit, emploie 560 salariés dont un grand chef, Eric Frechon, qui lui vaut trois étoiles au guide Michelin.

Pour satisfaire sa clientèle, l'hôtel, propriété de la puissante famille allemande Oetker, va accroître ses investissements en 2011 afin notamment de poursuivre la restauration de ses chambres et doubler l'espace de son SPA.

Ainsi, 25 millions d'euros seront dépensés cette année et 17 millions en 2012, contre 10 millions en 2010 et 60 millions en 2009. Fort d'un endettement nul, Le Bristol autofinance très largement ses investissements.

Parallèlement, les prix facturé à la clientèle de loisirs devraient être augmenté de 10 à 15% en 2011 mais rester plutôt stables pour les voyages professionnels.

Encore aujourd'hui, la clientèle du Bristol est composée pour moitié d'Européens (dont 12% de Français) et pour un quart d'Américains.

Avec la contribution de Nathalie Olof-Ors, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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