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Marché : La zone euro ne survivrait pas dans sa forme actuelle

La zone euro ne survivrait pas dans sa forme actuelleLa zone euro ne survivrait pas dans sa forme actuelle

LONDRES (Reuters) - La zone euro ne survivra sans doute pas à la crise de la dette dans sa forme actuelle, estiment des économistes et d'anciens responsables d'organismes financiers interrogés par Reuters.

Quatorze des 20 spécialistes interrogés ces 10 derniers jours sont de cet avis et 10 d'entre eux évoquent un nouveau "coeur" de la zone euro à l'effectif réduit comme solution possible, sept d'entre ces 10 estimant en outre que la Grèce ne doit pas en faire partie.

"La zone euro peut et doit survivre mais elle ne survivra pas en suivant un tel chemin", dit Jeffrey Sachs (Institut de la Terre de l'Université de Columbia, New York).

Les économistes soulignent qu'une plus grande implication de la Banque centrale européenne (BCE) doit s'accompagner de conditions touchant aux budgets nationaux.

Les sondés estiment aussi que les responsables de la zone euro ont négligé de mobiliser leurs abondantes ressources pour résoudre la crise.

"A ce stade, je pense qu'ils doivent montrer leur volonté politique d'évoluer vers une forme d'intégration budgétaire", déclare François Bourguignon, directeur de l'Ecole d'économie de Paris et ex-chef économiste de la Banque mondiale.

Selon lui, un début serait une de créer une autorité capable d'intervenir si des pays enfreignent les règles budgétaires fondamentales. "Une fois cela fait, il sera possible d'émettre des euro-obligations et peut-être d'amender le règlement de la BCE... pour que la BCE monétise la dette".

Quant à l'idée de reconstituer un noyau dur de la zone euro, elle n'est pas sans danger, soulignent les économistes ayant évoqué cette hypothèse.

"Oui, en principe, ça tient la route mais ça dépend beaucoup de ceux qui en seront exclus et dans quelles circonstances", note George Magnus, économiste d'UBS Investment Bank.

Cinq ont rejeté tout net le principe d'une zone euro rétrécie, affirmant qu'elle ne marcherait tout simplement pas. Quitter la zone euro est pour l'instant une impossibilité légale.

Andry Bruce, Danielle Rouquié et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Catherine Monin

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