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Marché : La zone euro doit renforcer sa réponse à la crise, dit le fmi

La zone euro doit renforcer sa réponse à la crise, dit le fmiLa zone euro doit renforcer sa réponse à la crise, dit le fmi

par Carmel Crimmins et Paul Carrel

DUBLIN/HAMBOURG (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé vendredi la zone euro à adopter d'urgence un éventail de mesures plus complet pour régler la crise de la dette, en mobilisant davantage d'argent pour maintenir les Etats concernés à flot.

Le maintien des mesures de liquidité de la Banque centrale européenne (BCE) est également capital pour les pays dont le secteur bancaire est en difficulté, a déclaré Ajai Chopra, qui dirige la mission du FMI en Irlande.

"Un élément clé d'une solution européenne globale est une structure de gestion des crises plus forte au niveau de la zone. La priorité est de mettre en application rapidement un renforcement du FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui puisse gérer de manière plus flexible la crise que nous connaissons", a-t-il ajouté en conférence de presse.

Ces propos s'opposent frontalement à ceux tenus ce vendredi par Jens Weidmann, nouveau président de la Bundesbank allemande, qui a estimé qu'il revenait "d'abord à la Grèce elle-même de prendre les mesures supplémentaires nécessaires".

Il a aussi réaffirmé l'opposition de la BCE à une restructuration "douce" de la dette grecque.

Le désaccord sur la réponse à apporter à la crise de la dette risque d'accentuer l'inquiétude des marchés alors que l'agence de notation Fitch a abaissé la note souveraine d'Athènes à "B+", évoquant notamment la menace d'un report versement des fonds prévus par le plan d'aide de 110 milliards d'euros mis au point par le FMI et l'Union européenne.

"FARDEAU DISPROPORTIONNÉ"

Pour Ajai Chopra, "les Etats ne peuvent s'en sortir seuls et placer un fardeau disproportionné (...) sur le pays pourrait ne pas être économiquement ou politiquement faisable".

"L'ampleur et les conditions du financement doivent permettre de convaincre les créanciers privés que le fardeau de la dette est viable même dans des scénarios défavorables, et par conséquent qu'il n'est pas question de restructurer la dette", a-t-il ajouté lors d'une téléconférence à propos des progrès budgétaires de l'Irlande, qui a fait l'objet d'un plan de soutien de 67,5 milliards d'euros de l'UE et du FMI.

"Sur les questions de politique qui sont sous leur contrôle, les autorités irlandaises se sont montrées décidées et font tout leur possible pour se sortir des difficultés", a jugé le responsable.

"Mais nous devons reconnaître que cela pourrait ne pas être suffisant (...) C'est pourquoi nous avons mis l'accent le soutien qu'apporterait un plan européen plus complet et plus cohérent."

Par ailleurs, il a indiqué que le FMI désapprouvait l'exigence française de voir relevé l'impôt irlandais sur les sociétés, jugé trop favorable par Paris.

Ajai Chopra a ajouté que tous les pays de la zone euro devaient accélérer "le rétablissement et la réforme" de leurs secteurs financiers.

"Les stress tests doivent déboucher, là où c'est nécessaire, sur des recapitalisations et dans certains cas, des banques pourraient devoir être restructurées ou fermées", a-t-il estimé.

Carmel Crimmins et Padraic Halpin, Jean Décotte pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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