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Marché : La troïka veut des garanties du nouveau gouvernement grec

La troïka veut des garanties du nouveau gouvernement grecLa troïka veut des garanties du nouveau gouvernement grec

par Gareth Jones et Lefteris Papadimas

ATHENES (Reuters) - Les créanciers internationaux de la Grèce n'ont pas convaincu samedi le leader des conservateurs, Antonis Samaras, de s'engager par écrit à soutenir les mesures d'austérité requises pour obtenir une nouvelle aide.

Le chef de file de Nouvelle démocratie, l'un des trois partis membres du gouvernement de coalition de Lucas Papademos, a réaffirmé que sa parole suffisait et qu'une garantie écrite était inutile.

Mais les dirigeants européens craignent que les partis politiques rechignent à mettre en oeuvre des réformes impopulaires avant les élections législatives du 19 février.

Samaras a ainsi d'ores et déjà annoncé sa volonté d'obtenir la majorité absolue lors du scrutin afin de renégocier les conditions du plan de soutien européen.

Des représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (FMI) ont également rencontré à Athènes l'ancien Premier ministre George Papandréou, chef du parti socialiste (Pasok), qui n'a fait aucun commentaire.

Ils doivent enfin s'entretenir avec Georgios Katzaféris, à la tête du parti d'extrême-droite Laos, troisième membre de la coalition.

Samaras, connu pour sa rhétorique fougueuse, a estimé que son parti avait déjà fait preuve de sa fidélité aux conditions du plan de soutien européen en entrant dans la coalition et en soutenant le projet de budget 2012.

"En ce qui concerne la discussion que j'ai eue avec la troïka et sur la question spécifique des garanties écrites, je leur ai répété ma position", a dit le dirigeant conservateur après l'entretien.

"IL Y AURA UNE SOLUTION"

En refusant de signer le document soumis par la troïka, l'économiste de formation mettrait en péril le versement de la prochaine tranche d'aide. Les créanciers se disent prêts à bloquer les huit milliards d'euros nécessaires à Athènes pour éviter le défaut de paiement dès le mois prochain.

Les analystes politiques estiment cependant qu'un compromis permettant aux deux parties de sauver la face sera trouvé.

"D'une manière ou d'une autre, il y aura un moyen de contourner le problème. Je pense qu'il y aura une solution qui n'obligera pas Samaras à signer un engagement écrit, et qu'elle sera bientôt connue", a dit à Reuters Costas Panadopoulos, directeur de l'institut de sondages Alco.

Le projet de budget 2012, dévoilé vendredi, prévoit une réduction du déficit d'un tiers, sans nouveau plan d'austérité mais avec un échange de dette proposé aux créanciers privés et l'application stricte des mesures déjà annoncées.

L'objectif est de dégager dès 2012 un excédent budgétaire primaire, c'est-à-dire un solde positif hors service de la dette.

Le projet de budget sera dans un premier temps débattu en commission la semaine prochaine et le vote en session plénière est prévu le 7 décembre.

Le projet d'échange de dette était également au menu de la rencontre entre Samaras et la troïka, selon un responsable de la Nouvelle démocratie.

"Nous avons discuté de l'implication du secteur privé (PSI) avec la troïka. Ils nous ont dit qu'ils suivaient de très près les négociations sur le PSI et nous ont dit que tout ce qu'ils voulaient était qu'il y ait un accord", a dit cette source.

Marine Pennetier et Clément Guillou pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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