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Marché : La question de la direction du fmi fait toujours débat

La question de la direction du fmi fait toujours débatLa question de la direction du fmi fait toujours débat

OTTAWA/BRASILIA (Reuters) - La situation du FMI est "évidemment très difficile", a déclaré mercredi le Premier ministre canadien Stephen Harper évoquant les déboires du directeur général du Fonds, Dominique Strauss-Kahn.

Il a toutefois refusé de commenter les accusations portées contre le Français, en détenu à New York.

"Nous discutons avec nos partenaires au FMI des décisions à prendre en de telles circonstances", a-t-il déclaré devant des journalistes.

La succession de Dominique Strauss-Kahn est au coeur des préoccupations de beaucoup de dirigeants qui jugent sa situation incompatible avec l'exercice de sa fonction d'autant que la crise de la dette souveraine de la zone euro continue d'alimenter les craintes des marchés.

Interrogé sur une candidature éventuelle du gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney, Stephen Harper a déclaré que ce dernier faisait un "excellent travail".

Le ministre suédois des Finances Anders Borg s'est prononcé en faveur d'une candidature de son homologue française Christine Lagarde, insistant sur la nécessité pour l'Europe de conserver la tête du FMI, et Nout Wellink, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a évoqué "un candidat formidable" en parlant de Jean-Claude Trichet, président de la BCE.

Mais Brasilia a fait entendre un autre son de cloche.

Le ministre brésilien des Finances Guido Mantega a estimé qu'il fallait que la direction générale du FMI soit attribuée en fonction des compétences des candidats et non pas en raison de leur nationalité.

Le Brésil et la Chine, qui souhaitent un rééquilibrage au sommet des instances internationales, ont laissé entendre qu'ils voulaient qu'un candidat issu d'un pays émergent obtienne ce poste, qui revient traditionnellement à un Européen depuis la création du FMI en 1945 tandis qu'un Américain est à la tête de la Banque mondiale.

Les Etats-Unis plaident pour leur part pour la nomination d'un directeur intérimaire. Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner n'a pas fait mystère mardi de sa volonté de voir Dominique Strauss-Kahn renoncer à son poste.

Plus tôt dans la journée, le gouverneur de la banque centrale polonaise Marek Belka a fait savoir qu'il n'était pas candidat à la succession éventuelle de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international.

Ancien ministre des Finances puis Premier ministre polonais, Marek Belka, 59 ans, a été cité dans les médias locaux et internationaux comme un possible candidat de compromis pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, impliqué dans une affaires de moeurs aux Etats-Unis.

Le gouvernement polonais avait proposé Marek Belka comme candidat à la direction du FMI en 2007, mais il avait été battu par Dominique Strauss-Kahn. Il a dirigé le département européen du FMI de 2008 à 2010.

"Je ne suis pas disponible. Je ne suis pas candidat et ne serai pas candidat", a-t-il ajouté.

"C'est une pure spéculation que de faire apparaître mon nom dans ce défilé de noms, et même (de faire apparaître) un nom de Polonais", a estimé Marek Belka, qui a été ministre des Finances en 1997 et de 2001 à 2002, puis Premier ministre dans un gouvernement de centre-gauche en 2004-2005.

Dagmara Leszkowicz, Nicolas Delame pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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