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Marché : La grèce exclut toujours une restructuration de sa dette

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par George Georgiopoulos

ATHENES (Reuters) - La Grèce a une nouvelle fois déclaré lundi qu'elle n'avait aucune intention de restructurer sa dette, le gouverneur de la banque centrale jugeant une telle éventualité catastrophique.

Soumise à la pression croissante des marchés, Athènes a démenti les informations publiées par le quotidien Eleftherotypia, qui rapporte lundi que la Grèce a demandé en début de mois à l'Union européenne (UE) et au Fonds monétaire international (FMI) de restructurer sa dette.

Le journal grec indiquait également que le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, avait dit au ministre grec des Finances George Papaconstantinou qu'une restructuration de la dette de son pays serait nécessaire.

Une porte-parole du département du Trésor a démenti lundi que Timothy Geithner ait tenu de tels propos. "Cet article est erroné", a déclaré Natalie Wyeth.

Des sources gouvernementales allemandes considèrent cependant que la Grèce ne passera pas l'été sans une restructuration de sa dette.

Ces sources affirment toutefois que cela n'implique en rien que Berlin pousse à une restructuration. Cela veut dire que le gouvernement allemand juge une restructuration quasiment inévitable, poursuivent-elles.

"CATASTROPHIQUE"

Ces propos ont fait tomber l'euro à son niveau le plus bas depuis le 7 avril.

Le gouverneur de la banque centrale grecque George Provopoulos estime, dans un rapport destiné aux actionnaires, qu'une restructuration serait préjudiciable aux banques et aux fonds de pension.

"La Banque de Grèce explique avec clarté depuis octobre dernier qu'une telle option n'est ni nécessaire ni souhaitable", écrit-il. "Cela aurait des conséquences catastrophiques".

Faisant écho au gouverneur de la banque centrale grecque, la ministre française de l'économie Christine Lagarde a dit ce même lundi qu'une restructuration de la dette grecque, ou encore irlandaise ou portugaise, serait "catastrophique".

La Commission européenne pour sa part a déclaré qu'il n'y avait aucune discussion en cours sur une restructuration.

Le FMI, la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne examineront en juin si la Grèce remplit les conditions pour recevoir la prochaine tranche de son programme de renflouement de 110 milliards d'euros.

Conséquence de ces spéculations, le spread de la dette grecque était proche d'un record, atteignant 1.096 points de base sur le 10 ans.

Angeliki Koutantou et Marius Zacharia à Londres, Matthias Sobolewski et Annika Breidthardt à Berlin, Marion Douet et Gregory Schwartz pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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