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Marché : La grèce demande du soutien et adopte une nouvelle taxe

La grèce demande du soutien et adopte une nouvelle taxeLa grèce demande du soutien et adopte une nouvelle taxe

par Harry Papachristou et Michael Winfrey

ATHENES (Reuters) - Les députés grecs ont approuvé mardi une nouvelle taxe immobilière très impopulaire qu'Athènes juge essentielle à la réussite du nouveau plan d'austérité, alors que des heurts opposaient des manifestants aux forces de l'ordre devant le parlement.

Il s'agissait d'un test important de la capacité du gouvernement de George Papandréou à rassembler la majorité pour faire adopter le nouveau dispositif destiné à convaincre le FMI et l'Union européenne de débloquer une nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros, dont le versement est attendu en octobre.

Les 154 élus du Parti socialiste (Pasok) se sont prononcés pour la nouvelle taxe immobilière. La Chambre des députés compte 300 sièges.

A l'extérieur, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser un millier de manifestants.

"Les décisions du 21 juillet sont comme une bible institutionnelle pour nous. Elles constituent le cadre dans lequel nous évoluons", avait auparavant déclaré le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, évoquant les engagements pris par son gouvernement dans le cadre du second plan d'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne.

La troïka formée par les inspecteurs du FMI, de l'UE et de Banque centrale européenne, qui doit se prononcer sur le déblocage de la nouvelle tranche, est attendue mercredi ou jeudi à Athènes, selon Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe. Jugeant que la Grèce n'avait pas tenu ses engagements, elle avait annulé une visite prévue début septembre.

Evangelos Venizelos a rencontré les créanciers de la Grèce, ce week-end à Washington. Athènes a ensuite fait savoir que les inspecteurs avaient demandé la garantie écrite que les mesures annoncées seraient mises en oeuvre avant de programmer une nouvelle visite. George Papandréou leur adressera cette garantie, a précisé le ministre des Finances.

MERKEL POUR UNE GRÈCE FORTE

Les salariés des transports publics ont débrayé mardi dans la capitale pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité. Une grève de 48 heures a par ailleurs débuté au ministère des Finances et d'autres mouvements doivent avoir lieu mercredi.

Dans la journée, éboueurs et autres employés municipaux avaient défilé place Syntagma, devant le parlement. A l'autre extrémité du parvis, la police tentait de tenir une centaine de manifestants à distance du ministère des finances.

Les adversaires du plan d'austérité, que les forces de l'ordre ont dispersé dimanche à coups de grenades lacrymogènes - une première depuis la trêve estivale - ont promis d'intensifier leur mouvement.

Lorsque les députés ont adopté de précédentes mesures d'austérité fin juin, une centaine personnes avaient été blessées au cours de deux journées d'émeutes sur la place Syntagma.

En déplacement à Berlin, le chef du gouvernement a réclamé le soutien de ses partenaires européens.

S'exprimant lors d'une conférence de presse avec son homologue allemande Angela Merkel, il a souligné que la Grèce remplirait à coup sûr ses obligations et que le pays visait un déficit primaire de zéro à partir de 2012.

"Les conditions ont changé en raison de la récession, mais les objectifs sont restés les mêmes", a souligné George Papandréou.

La chancelière allemande a pour sa part répété que la coalition au pouvoir à Berlin obtiendrait le vote du renforcement des pouvoirs du fonds de sauvetage FESF jeudi sans avoir besoin de faire appel aux voix de l'opposition.

L'Allemagne, a dit la chancelière, veut une Grèce forte et "fera tout ce qui est nécessaire" dans ce but.

Mais, a-t-elle ajouté, la Grèce doit remplir ses obligations pour obtenir le quitus de ses bailleurs de fonds réunis au sein de la troïka.

Jean-Philippe Lefief pour le service français

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