Bourse > Actualités > Points de marchéffrfrfr > Marché : La grèce contourne l'ifi et s'adresse directement aux banques

Marché : La grèce contourne l'ifi et s'adresse directement aux banques

La grèce contourne l'ifi et s'adresse directement aux banquesLa grèce contourne l'ifi et s'adresse directement aux banques

LONDRES (Reuters) - La Grèce a commencé à discuter directement avec ses banques créancières, sans passer par l'entremise de l'Ifi qui les représente, et leur soumet des conditions strictes pour procéder à un échange de dette, a-t-on appris vendredi de sources proches des discussions.

Charles Dallara, le président de l'Institut de la finance internationale (Ifi), a jusqu'à présent représenté les banques créancières dans les négociations, mais on doute de plus en plus qu'il s'assure suffisamment de soutien pour un échange de titres qui doit coûter très cher aux banques.

"Certains sur le marché se demandent pourquoi l'Ifi a endossé une telle responsabilité", a dit l'une des sources. "C'est en partie pour cette raison que la Grèce discute avec les créanciers individuellement, juste pour avoir leur propre sentiment sur celui du marché".

Les Grecs exigent que la Valeur actuelle nette - mesure de la valeur actuelle de leurs cash flows futurs - des obligations soit ramenée à 25%, a dit une autre source, alors que les banques ont en tête le haut d'une fourchette de 45 à 50%.

Les banques représentées par l'Ifi ont accepté le mois dernier de réduire de moitié la valeur faciale de leurs obligations grecques, afin de ramener le ratio de la dette grecque à 120% du PIB d'ici 2020.

Le privé détient 206 milliards d'euros d'obligations grecques. Quant au coût effectivement supporté par les créanciers obligataires, il dépend aussi d'éléments tels que le coupon et le taux d'escompte qui restent à déterminer.

Les responsables européens insistent depuis le début sur le caractère volontaire de la participation du privé à un nouveau renflouement de la Grèce.

Mais il est de plus en plus vraisemblable que la Grèce obligera les détenteurs d'obligations voulant rester en dehors de ce mécanisme à accepter les mêmes conditions, ce qui est réalisable parce que la plupart des obligations sont souscrites suivant les conditions du droit grec.

Quoi qu'il en soit, le pourcentage des souscripteurs aux nouvelles conditions risque d'être élevé même si les conditions sont sévères, dit un professionnel des marchés. "Il n'y a pas beaucoup de choix; je serais un investisseur, je me ferais une raison car je ne vois plus beaucoup d'argent sortir d'Europe", explique-t-il.

Seuls les investisseurs qui se sont couverts en achetant des CDS (swaps de défaut de crédit) - habituellement des fonds spéculatifs - pourraient s'exclure de l'échange de dette et toucher de l'argent si les CDS étaient déclenchés, a dit la première source. Mais ils ne sont pas particulièrement nombreux.

Douwe Mediema, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...