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Marché : La grèce adopte des mesures pour réduire son déficit

La grèce adopte des mesures pour réduire son déficitLa grèce adopte des mesures pour réduire son déficit

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec a annoncé lundi une série de nouvelles mesures budgétaires visant à économiser plus de cinq milliards d'euros et à ramener le déficit public à 7,5% du produit intérieur brut (PIB) grec en 2011.

Athènes est sous pression après que Fitch a abaissé une nouvelle fois vendredi la note souveraine attachée au pays, l'enfonçant un peu plus dans la catégorie spéculative et alimentant les spéculations sur une possible restructuration de la dette grecque.

Le premier ministre socialiste George Papandréou a promis ces derniers jours d'accélérer les réformes et de faire tout son possible pour éviter un défaut sur la dette grecque, ce qui a préparé le terrain à l'annonce de ce nouveau plan de rigueur.

"Nous sommes au beau milieu d'une bataille. Nous ne nous rendrons pas. Nous ferons tout ce qui sera nécessaire pour s'assurer que la Grèce reste debout", a-t-il déclaré la semaine dernière.

Pour sortir de la crise budgétaire, la Grèce va réduire sa participation dans OTE Telecom et dans l'Hellenic Postbank d'ici la fin de l'année, a fait savoir lundi le ministère grec des Finances.

Le gouvernement procèdera également à la cession immédiate des ports du Pirée et de Thessalonique.

"Le programme (de privatisations) doit immédiatement s'accélérer", a estimé le ministère des Finances dans un document transmis au gouvernement. "Nous voulons lever le terrible fardeau de la dette qui pèse sur le peuple grec".

Le ministère des Finances a enfin annoncé la création d'un fonds souverain pour accélérer les privatisations et les ventes de biens immobiliers publics.

Ces nouvelles mesures seront détaillées la semaine prochaine, a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Une tranche d'aide de 12 milliards d'euros de la part du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) est en jeu avec ces nouvelles mesures, de même que la possibilité d'un plan d'aide additionnel à la Grèce, qui ne devrait pas être en mesure de se financer sur les marchés en 2012.

Mais le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a semé le doute sur la capacité d'Athènes à privatiser pour 50 milliards d'euros d'actifs dans les années à venir.

"Nous estimons que la Grèce ne peut pas privatiser de manière significative pour 50 milliards d'euros d'actifs au cours des prochaines années, ce qui représente plus de 20% de son PIB" (produit intérieur brut), a dit le responsable lors d'une conférence de presse à Vienne, tout en réaffirmant qu'une restructuration n'était pas à l'ordre du jour.

Lefteris Papadimas, Catherine Monin et Natalie Huet pour le service français, édité par Nicolas Delame

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