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Marché : La fed moins optimiste sur l'économie, maintient ses taux

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par Mark Felsenthal et Glenn Somerville

WASHINGTON (Reuters) - La Réserve fédérale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs proches de zéro, estimant que le rythme de la reprise économique aux Etats-Unis était plus lent que prévu.

A l'issue d'une réunion de deux jours de son comité de politique monétaire (FOMC), la banque centrale américaine a, comme prévu, promis de maintenir le coût du crédit à un faible niveau pour une période prolongée, selon l'expression consacrée.

La Fed rappelle qu'elle termine son programme d'achat de 600 milliards de dollars d'obligations du Trésor US appelé QE2 (assouplissement quantitatif 2) à la fin du mois comme prévu et qu'elle continuera à réinvestir les produits.

"Le ralentissement de la reprise économique est en partie le reflet de facteurs probablement temporaires, comme la hausse des prix alimentaires et de l'énergie, ou le pouvoir d'achat et la consommation des ménages, ainsi que les perturbations dans les approvisionnements associés aux événements tragiques au Japon", lit-on dans le communiqué de la Fed.

La Fed estime toutefois que les facteurs d'accélération de l'inflation devraient se dissiper, permettant à la hausse des prix de revenir à des niveaux compatibles avec une situation de stabilité des prix.

En revanche, la Fed se montre moins optimiste en ce qui concerne le marché du travail: elle l'estime "plus faible que prévu", au lieu d'"en amélioration graduelle" selon son expression du mois d'avril.

NOUVELLES PRÉVISIONS

Deux ans après la fin officielle de la récession aux Etats-Unis et les tentatives sans précédent de la banque centrale pour soutenir la croissance, la reprise apparaît désespérément faible.

Les employeurs se montrent réticents à embaucher et le taux de chômage reste à un niveau élevé, à 9,1% de la population active en mai. Le marasme se poursuit dans le secteur du logement, composante centrale du patrimoine de la plupart des familles américaines.

Dans ce contexte d'incertitude sur l'emploi et de baisse de la valeur des logements, les dépenses de consommation, qui représentent environ 70% du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis, sont à la traîne. Les ventes au détail ont baissé en mai pour première fois depuis près d'un an.

Le taux de croissance économique aux Etats-Unis n'a été que de 1,8% au cours du premier trimestre de 2011 en rythme annualisé. Les économistes espèrent que le taux de croissance pourra passer à 2% au deuxième trimestre, mais ce ne sera toujours pas suffisant pour engendrer un bond de l'emploi.

En avril, la Fed avait prévu que l'économie afficherait une croissance comprise entre 3,1 et 3,3% en 2011 et 3,5% et 4,2% l'an prochain. Elle doit donner ses nouvelles prévisions dans la journée.

La Fed a ramené ses taux directeurs à un niveau proche de zéro en décembre 2008. Son programme de soutien à l'économie par rachat de titres devrait finalement s'être monté à 2.300 milliards de dollars au total fin juin.

Danielle Rouquié pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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