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Marché : La demande mondiale de pétrole a reculé fin 2011

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(CercleFinance.com) - Lors du 4ème trimestre (T4) de 2011, la demande mondiale de pétrole a reculé de 0,3 million de barils/jour (Mb/j) par rapport au T4 2010 à 89,5 Mb/j, a indiqué l'Agence internationale de l'Energie (AIE) ce matin. En conséquence, l'organisation internationale a retiré 200.000 barils/jour à sa prévision de croissance de demande pour 2012, qui passe de + 1,3 à + 1,1 M b/j. A 90 M/bj en moyenne sur l'année en cours, sa hausse reviendrait à 1,2%, contre + 1,5% selon les prévisions précédentes.

Les cours du brut se tassent modestement d'entre 0,1 et 0,2% ce matin, à 111,3 dollars pour la prochaine livraison du baril de Brent, et à 100,6 dollars pour le WTI américain.

Dans le détail, indique l'AIE, la demande globale de brut aura été de 88,97 Mb/j en 2011, chiffre en hausse de 0,77% par rapport aux 88,29 Mb/j de 2010.

'Des signes évidents de faiblesse économique' sont l'explication principale de la contraction enregistrée en fin d'année dernière, sans oublier la douceur générale des conditions climatiques qui a réduit les besoins de chauffage.

En conséquence, l'agence a de nouveau abaissé sa prévision de croissance de la demande mondiale pour 2012. En effet, l'AIE 'cale' ses modèles économiques sur les projections de croissance établies par le Fonds monétaire international (FMI), qui devrait, selon sa directrice générale, les réviser en baisse sous peu. En clair, tout abaissement des projections de croissance du FMI entraîne avec elle celles de pétrole établies par l'AIE, illustrant les liens étroits des deux agrégats.

En 2012, la demande moyenne devrait donc se situer à 90,05 Mb/j, soit 1,08 Mb/j de plus ou + 1,2%. En séquence, le chiffre devrait tomber sous les 89 Mb/j au 2ème trimestre avant de finir l'année à 91 Mb/j.

D'un point de vue “marché”, l'AIE estime que la relative stabilité des prix du brut est plus une 'impression' qu'une réalité. Le ralentissement économique déjà initié devrait se poursuivre en 2012, ce qui devait jouer le rôle de 'plafond' pour les cours du baril.

Si ce facteur ne pèse pas davantage, c'est que le rapport offre/demande est toujours tendu. L'offre des pays non-membres de l'OPEP a baissé de 600.000 à 700.000 barils/jour entre les 2ème et 4ème trimestres 2011, ce qui n'était pas prévu et s'est ajouté aux conséquences de la guerre en Libye. La baisse de la production libyenne n'est couverte qu'à 75% par les autres pays de l'OPEP, indique l'AIE. Et maintenant, le “curseur” géopolitique se déplace vers le Nigeria, l'Irak et surtout l'Iran.

Si le spectre la fermeture du détroit d'Ormuz - scénario 'apocalyptique' - s'éloigne, une partie au moins de la production iranienne de 2,5 Mb/j n'arrivera plus chez les raffineurs de l'OCDE au 2nd semestre 2012 pour cause d'embargo, prévoit le rapport.

En outre, l'AIE souligne le rôle central que l'OPEP a joué dans le maintien des équilibres : en décembre, le cartel a selon l'AIE produit quelque 30,89 Mb/j, soit 'le plus haut niveau de ces trois dernières années' grâce notamment à une reprise rapide de la production en Libye. Rappelons que le cartel a fixé officiellement son objectif de production à 30 Mb/j mi-décembre.

'Le marché du pétrole est actuellement obsédé par le risque de déstabilisation de l'Iran, la situation étant aggravée par l'agitation au Nigéria après la suppression des subventions aux prix du carburant”;, indiquaient vendredi dernier les analystes de Natixis dans la revue Commo Hebdo. “Toutefois, au cours des prochains mois de l'année 2012, nous pensons que le risque principal sera l'excès d'offre', pronostiquent-ils.

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