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Marché : La décote sur les obligations grecques serait entre 30 et 50%

La décote sur les obligations grecques serait entre 30 et 50%La décote sur les obligations grecques serait entre 30 et 50%

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - Les pays de la zone euro vont demander aux banques d'accepter de perdre jusqu'à 50% sur leurs avoirs en dette grecque, ont annoncé mercredi des responsables de la zone euro, dans le cadre d'un plan de grande envergure pour éviter un défaut dans le désordre et mettre fin à la crise qui menace la santé économique de la planète.

Avant un sommet européen de la dernière chance prévu le 23 octobre, lors duquel un nouveau plan de crise franco-allemand devrait être discuté, quatre responsables de la zone euro ont déclaré à Reuters qu'une décote comprise entre 30% et 50% pour les détenteurs privés d'obligations grecques était désormais envisagée, au lieu des 21% prévus.

Le second plan de sauvetage de la Grèce mis au point le 21 juillet par les dirigeants de la zone euro prévoyait, outre les 109 milliards de financements supplémentaires, un programme de restructuration de la dette grecque sur la base du volontariat.

Dans ce cadre, les créanciers privés - banques, caisses de retraites et autres institutions financières - devaient accepter une décote évaluée à 21% sur la valeur nette de leurs avoirs obligataires grecs, ce qui représente une contribution estimée à 50 milliards d'euros jusqu'à la mi-2014.

Depuis, la récession s'est aggravée en Grèce, alimentant les craintes d'un défaut en bonne et due forme et forçant les dirigeants de la zone euro à envisager une action beaucoup plus radicale pour endiguer la crise.

Pour restaurer la confiance dans le système bancaire, ils travaillent aussi sur la façon de renforcer les banques de la zone euro en les recapitalisant.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a prôné mercredi une approche coordonnée sur la question bancaire, appelant à n'utiliser le fonds de sauvetage de la zone euro, la Facilité européenne de stabilité financière (FESF), qu'en dernier ressort, comme le souhaite l'Allemagne.

Il a aussi demandé que le remplacement du FESF par un fonds permanent soit avancé à la mi-2012 au lieu de 2013.

NIVEAU DÉFINITIF DE PARTICIPATION PAS FIXÉ

Le montant de la dette grecque devrait atteindre 357 milliards d'euros cette année, soit 162% de son produit intérieur brut (PIB). Pour l'instant, les gouvernement de la zone euro n'ont pas réussi à produire un plan convaincant pour la réduire.

"Nous négocions chaque jour pour alléger cet endettement. C'est la grande négociation et c'est là où se situe le gros problème", a déclaré le Premier ministre grec George Papandréou lors d'une réunion du conseil des ministres.

Un responsable de la zone euro a déclaré à Reuters que le niveau final de la participation du secteur privé n'avait pas été fixé et qu'on attendait de voir la réaction des banques à ces nouvelles demandes.

"Cela reste très ouvert. Il faut voir quelle sera la réaction initiale des investisseurs privés. Une participation volontaire, c'est l'objectif, du moins pour l'instant, et beaucoup ont le sentiment que nous devons éviter tout risque de défaut total", a déclaré l'un d'entre eux sous le sceau de l'anonymat.

"La décote sera fixée à niveau compatible avec la nature volontaire de la participation du secteur privé", a déclaré un deuxième responsable.

Un responsable de l'Institut de la finance internationale (IFI), l'association qui aide à mettre en place l'accord avec le secteur privé, a déclaré mercredi que la décote pour les investisseurs privés serait de 39% si l'on utilisait les prix actuels du marché.

Le deuxième programme de financement de la Grèce doit remplacer le premier plan de 110 milliards d'euros financé via des aides bilatérales.

La nouvelle tranche de huit milliards d'euros en cours de déblocage sera sans doute la dernière dans le cadre de l'ancien programme. Les 37 milliards d'euros de fonds non déboursés dans le cadre du premier plan seront intégrés dans le second plan.

Avec Harry Papachristou; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Nicolas Delame

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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