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Marché : La croissance us reste faible face au chômage, dit bernanke

La croissance us reste faible face au chômage, dit bernankeLa croissance us reste faible face au chômage, dit bernanke

WASHINGTON (Reuters) - La croissance de l'économie américaine devra s'accélérer pour que les créations d'emplois fassent reculer davantage le taux de chômage, a déclaré lundi le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke.

Le repli récent du taux de chômage, revenu à 8,3% en février contre 9,1% l'été dernier, est "quelque peu déconnecté" du rythme encore modeste de la croissance économique, a-t-il expliqué lors d'une conférence organisée par la National Association for Business Economics.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a crû de 3% en rythme annualisé au quatrième trimestre de l'an dernier mais il devrait avoir ralenti à environ 2% sur les trois premiers mois de cette année.

Pour Ben Bernanke, la baisse récente du taux de chômage pourrait refléter la volonté des entreprises d'ajuster leurs effectifs après des suppressions de postes exceptionnellement massives durant la récession. Si c'est le cas, a-t-il poursuivi, l'embellie pourrait s'interrompre.

"Dans la mesure où cette inversion est achevée, une amélioration significative supplémentaire du taux de chômage nécessitera probablement une croissance plus rapide de la production et de la demande des consommateurs et des entreprises, un processus qui peut être soutenu par la poursuite de politiques accommodantes", a-t-il expliqué.

Les futures sur les indices boursiers américains ont amplifié leur hausse après ces déclarations tandis que les cours des emprunts d'Etat réduisaient leurs pertes et que le dollar s'orientait à la baisse face à l'euro et réduisait ses gains face au yen.

Les Bourses européennes, elles, ont accru leurs gains et l'indice FTSEurofirst 300 a inscrit son plus haut du jour peu après le discours du président de la Fed.

"QE3, me voilà?", résumait un trader allemand en référence à une éventuelle troisième phase de la politique d'assouplissement quantitatif (quantitative easing) initiée par la Fed pour soutenir l'économie américaine.

LA HAUSSE DES SALAIRES PAS INFLATIONNISTE

Le président de la Fed a une nouvelle fois exprimé sa préoccupation face au chômage de longue durée, mais il a remis en cause l'idée selon laquelle ce problème serait dû à des facteurs structurels hors du champ de la politique monétaire.

"La faiblesse persistante de la demande globale est probablement le facteur prédominant. En conséquence, les politiques monétaires accommodantes de la Réserve fédérale, en assurant un soutien à la demande et à la reprise, devraient contribuer, au fil du temps, à réduire aussi le chômage de long terme", a-t-il dit.

Le président de la banque centrale américaine a multiplié les interventions publiques ces derniers jours, notamment en prononçant plusieurs allocutions devant des parterres d'étudiants, une démarche qui traduit la volonté de la Fed de redorer son blason, terni par les critiques qui lui ont été adressées depuis la crise financière de 2008.

Lundi, Ben Bernanke a noté que l'amélioration du marché du travail depuis l'été 2009, période de la sortie des Etats-Unis de la récession, était due davantage à la baisse des suppressions de postes qu'à l'augmentation des recrutements.

"Pour permettre une reprise plus rapide du marché du travail, les niveaux de recrutements devront revenir à des niveaux plus normaux", a-t-il souligné.

Il a ajouté que la progression des salaires était insuffisante pour constituer un risque inflationniste.

"Les salaires ne sont pas un motif de préoccupation majeure en ce qui concerne l'inflation", a-t-il dit en réponse à des questions d'économistes d'entreprise.

"Nous devons rester vigilants sur les prix des matières premières et sur d'autres facteurs mais les salaires, à ce stade, restent assez contenus."

"La lenteur de la croissance des salaires est probablement cohérente avec la faiblesse relative du marché du travail et un degré élevé de chômage cyclique", a-t-il poursuivi.

Pedro da Costa et Jason Lange; Marc Angrand pour le service français, édité par Natalie Huet

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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