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Marché : La croissance française devrait caler en fin d'année

La croissance française devrait caler en fin d'annéeLa croissance française devrait caler en fin d'année

PARIS (Reuters) - Le produit intérieur brut français devrait être stable ou, dans le meilleur des cas, s'inscrire en légère progression en fin d'année, d'après les dernières statistiques de la Banque de France et de l'Insee.

La Banque de France a réaffirmé lundi sa prévision d'une croissance de 0,1% de l'économie française au troisième trimestre, sur la base des résultats de sa dernière enquête mensuelle de conjoncture.

En septembre, "l'activité industrielle est restée stable, la contraction enregistrée dans les secteurs de l'automobile et de la fabrication d'équipements ayant été compensée par la progression observée dans l'agroalimentaire et certains secteurs de production de biens de consommation", explique-t-elle.

La Banque de France ajoute que les prévisions des chefs d'entreprise tablent sur une poursuite de la stabilité de l'activité industrielle pour les prochains mois. Les services pourraient, de leur côté, souffrir d'un tassement de l'activité.

Jeudi, l'Insee avait indiqué anticiper une croissance du PIB de 0,3% pour le troisième trimestre, une prévision plus optimiste que celle de la Banque de France. Mais l'institut anticipe une stagnation de l'activité sur les trois derniers mois de l'année en soulignant la nette dégradation du climat conjoncturel dans la zone euro au cours de l'été.

L'indicateur du climat des affaires en France a perdu huit points entre juillet et septembre pour s'établir a 97, sous sa moyenne de longue période de 100.

L'Insee a par ailleurs annoncé lundi que la production industrielle avait augmenté de 0,5% en août alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une contraction de 1%.

"C'est toujours bon à prendre. Les enquêtes PMI laissent déjà prévoir une baisse de la production, ce qui montre que ce secteur ne devrait pas échapper à l'impact du ralentissement de la croissance mondiale et à la diminution de la demande intérieure sur fond d'escalade de la crise de la dette dans la zone euro", résume Joost Beaumont, économiste auprès d'ABN Amro.

Les enquêtes PMI Markit auprès des directeurs d'achats ont en effet montré la semaine dernière une contraction de l'activité manufacturière et, pour les services, la croissance la plus faible depuis deux ans.

Le seul soutien à l'activité en fin d'année pourrait donc une fois de plus venir de la consommation des ménages, à moins que la crise des dettes souveraines n'incite les consommateurs à épargner davantage.

Selon l'Insee, le taux d'épargne des ménages français a atteint 17% au deuxième trimestre, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2009.

Matthias Blamont, édité par Marc Angrand

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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