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Marché : La croissance du 1er trimestre révisée en légère baisse à 0,9%

La croissance du 1er trimestre révisée en légère baisse à 0,9%La croissance du 1er trimestre révisée en légère baisse à 0,9%

PARIS (Reuters) - La croissance de l'économie française au premier trimestre a été révisée en légère baisse mercredi, à 0,9% contre 1,0% en première estimation, sans remettre en cause la dynamique favorable dont bénéficie l'économie française.

Les statistiques détaillées publiées par l'Insee font principalement ressortir une hausse plus faible qu'estimé de la consommation des ménages : celle-ci a progressé de 0,4% sur janvier-mars par rapport aux trois mois précédents, alors que sa hausse avait initialement été chiffrée à 0,6%.

Si la masse salariale a augmenté de 1,1% sur les trois premiers mois de l'année grâce au redémarrage progressif de l'emploi et à la revalorisation du Smic, l'augmentation des impôts sur le revenu et le patrimoine et surtout l'inflation ont freiné le pouvoir d'achat, qui n'a progressé que de 0,2% sur janvier-mars, deux fois moins vite que sur les trois mois précédents.

Cette évolution confirme celle reflétée par les chiffres mensuels de la consommation des ménages: pénalisée notamment par l'arrêt, fin décembre, de la prime à la casse automobile, celle-ci a reculé de 0,7% en mars puis de 1,8% en avril. Les chiffres de mai sont attendus jeudi.

S'il n'atteint finalement pas le seuil symbolique de 1,0%, le chiffre de la croissance au premier trimestre, trois fois supérieur à celui de la fin 2010, n'en reste néanmoins la meilleure performance de l'économie française depuis le deuxième trimestre 2006. Le PIB avait alors crû de 1,1%.

L'acquis de croissance à fin mars ressort ainsi à 1,5% contre 1,6% annoncé le mois dernier. Une révision à la baisse qui ne remet pas en cause le scénario d'une croissance proche de 2,0% sur l'ensemble de cette année.

DYNAMISME CONFIRMÉ DE L'INVESTISSEMENT

Affiché par le gouvernement depuis le début de l'année mais jugé initialement trop optimiste par nombre d'observateurs, cet objectif a gagné en crédibilité au fil des semaines.

L'Insee a ainsi revu à la hausse ses prévisions la semaine dernière et table désormais sur une progression de 2,1% du PIB sur l'ensemble de l'année. Le Fonds monétaire international attend le même chiffre et l'OCDE est plus optimiste encore, avec une prévision de 2,2%.

Cet optimisme s'appuie notamment sur le redressement de la confiance des entreprises. Un facteur qui, lui, se voit conforté par les chiffres révisés du premier trimestre.

Si les dépenses d'investissement des ménages ont reculé de 0,2%, celles des entreprises non-financières ont progressé de 1,9% sur les trois premiers mois de l'année.

Et la reconstitution des stocks, interprétée comme un signe de confiance des entreprises dans l'évolution de leur chiffre d'affaires, a apporté une contribution positive de 0,7 point à la progression du PIB sur janvier-mars.

Le commerce extérieur, lui, affiche une contribution négative de 0,4 point, les exportations ayant augmenté bien plus vite que les importations (+3% contre +1,8%).

Les chiffres révisés de l'Insee montrent aussi une décélération du pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages, à +0,2% au premier trimestre après +0,4% sur les trois mois précédents. Le taux d'épargne des ménages a parallèlement reculé à 15,9% contre 16,1% sur octobre-décembre.

Quant au taux de marge des sociétés non-financières, il a progressé un peu moins qu'estimé initialement, à 29,9% au premier trimestre après 29,7%.

"Cela montre que le pouvoir de fixation des prix du secteur privé s'est légèrement amélioré, même si les marges restent faibles, sous la moyenne 2010 de 30,1%", note Dominique Barbet, économiste de BNP Paribas.

Marc Angrand, édité par Yves Clarisse

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