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Marché : La crise ouverte au quotidien la tribune se poursuit

La crise ouverte au quotidien la tribune se poursuitLa crise ouverte au quotidien la tribune se poursuit

PARIS (Reuters) - Les journalistes de La Tribune annoncent jeudi avoir voté une motion de défiance à l'encontre de la direction du quotidien économique pour protester contre son intention de réduire la pagination et diminuer les effectifs et pour dénoncer son absence de projet éditorial.

Le mouvement de grève engagé mercredi à la suite de la démission de François Lenglet, directeur de la rédaction, et d'Olivier Provost, directeur adjoint de la rédaction, a par ailleurs été reconduit, entraînant la non parution du journal vendredi pour la deuxième journée consécutive.

"La Société des Journalistes de La Tribune s'indigne des événements récents survenus dans leur journal depuis 48 heures. Ils ont conduit au vote, à 92% de la rédaction, d'une motion de défiance vis-à-vis de la direction générale en l'absence de projet éditorial", déclarent les journalistes dans un communiqué.

Une nouvelle assemblée générale est prévue vendredi après-midi pour décider de la poursuite éventuelle du mouvement, a-t-on précisé que source syndicale.

Selon des représentants syndicaux, Valérie Decamp, PDG et actionnaire majoritaire de la publication, a fait savoir jeudi qu'elle souhaitait réduire encore les effectifs d'une vingtaine de personnes, dont 15 de moins à l'édition et entre cinq et dix de moins à la rédaction, alors que celle-ci a déjà perdu une quarantaine de cartes de presse depuis juillet 2010.

"En l'état des choses, il ne semble pas envisageable de faire un quotidien national avec 60 journalistes", a déclaré à Reuters une représentante de la Société des Journalistes.

De son côté, dans un communiqué également publié jeudi soir, la direction appelle au dialogue et s'engage à discuter de son projet avec les syndicats.

"La direction lance (...) un appel à la responsabilité et au dialogue dans l'intérêt du journal et de son avenir. Elle s'engage à débattre du projet éditorial sur lequel elle travaille avec les représentants du personnel."

Valérie Decamp a racheté 80% de La Tribune il y a un an à l'homme d'affaires Alain Weill. Ce dernier, propriétaire du groupe de médias NextRadioTV, avait lui-même racheté La Tribune via sa holding personnelle News Participations à LVMH en février 2008.

En proie à des difficultés financières, le journal est à la recherche depuis plusieurs mois d'investisseurs susceptibles de le recapitaliser à hauteur de 15 millions d'euros.

Le quotidien a été placé début janvier en procédure de sauvegarde afin de suspendre le paiement de ses dettes le temps de renflouer le titre.

Selon les syndicats, qui rappellent que la clause de cession, ouverte aux journalistes, doit prendre fin vendredi soir, Valérie Decamp n'a pas apporté d'information nouvelle quant aux discussions avec d'éventuels investisseurs pour recapitaliser le journal et aucune offre ferme n'a à ce jour été déposée.

Gwénaelle Barzic et Juliette Rouillon, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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