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Marché : La bce sera prêteur de dernier recours, pensent les économistes

La bce sera prêteur de dernier recours, pensent les économistesLa bce sera prêteur de dernier recours, pensent les économistes

LONDRES (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) deviendra en définitive un prêteur de dernier recours pour prévenir une crise de la zone euro, selon une majorité d'économistes et de stratèges obligataires interrogés par Reuters.

Ils sont 16 sur 25 analystes interrogés par Reuters à le penser, même si l'Allemagne et la BCE elle-même sont pour l'heure farouchement opposées à cette idée.

Une autre enquête Reuters publiée mardi donnait une probabilité de 40% que la BCE suive l'exemple des banques centrales américaine et britannique dans les six mois qui viennent en rachetant des obligations de pays de la zone euro en difficulté via la planche à billets, autrement dit un assouplissement quantitatif.

"En l'absence de sources de financement suffisamment importantes en dehors de l'UE, il faudra encore plus de soutien de la BCE pour éviter un défaut désordonné de souverains de la zone euro d'importance systémique tels que l'Italie et l'Espagne", dit Willem Buiter, chef économiste de Citi.

"Nous pensons qu'un tel soutien de la BCE se présentera."

Neuf économistes pensent l'inverse, à savoir que la BCE évitera ce statut de prêteur de dernier recours. "Pour que ça se fasse, il faut modifier les statuts et le mandat de la BCE; ça prendra des années", dit Michala Marcussen (Société Générale). "Mais la BCE joue un rôle important en aidant en l'état les pays à se financer eux-mêmes."

La BCE a acheté pour plus de 200 milliards d'euros d'obligations souveraines depuis mai 2010, mais en a neutralisé les effets inflationnistes en ponctionnant aux banques des liquidités d'un montant équivalent. A l'exception de mardi où elle n'a pu drainer que 194 milliards d'euros, alors que l'objectif était 203,5 milliards.

Quinze analystes sur 24 interrogés pensent par ailleurs que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) ne doit pas être converti en banque, ce qui, en théorie, lui donnerait accès aux financements illimités de la BCE.

En prenant pour hypothèse un FESF totalement opérationnel et démultiplié, 21 des 25 économistes sondés ont dit que la BCE continuerait sans doute d'acheter des obligations de la périphérie de la zone euro, l'un d'eux ajoutant que le FESF serait sans doute trop petit pour que la banque centrale renonce à ses achats.

Andy Bruce, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Catherine Monin

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