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Marché : La baisse du ratio de dette de la france repoussée d'un an

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PARIS (Reuters) - Le projet de budget rectificatif présenté mercredi prévoit que le déficit de l'Etat français atteindra 84,9 milliards d'euros fin 2012 et que le ratio de dette publique baissera en 2014, avec un an de retard par rapport à l'objectif précédent.

Hors participation de la France au Mécanisme européen de stabilité, qui doit soutenir les Etats de la zone euro en difficulté (6,5 milliards d'euros), le déficit serait de 78,4 milliards cette année.

La trajectoire actualisée prévoit une dette publique à 89,1% du PIB fin 2012, 89,3% en 2013, 88,3% en 2014, 86,2% en 2015 et 83,0% en 2016.

Les engagements français de réduction du déficit public sont confirmés, à 4,5% du PIB fin 2012 et 3% en 2013. Le gouvernement prévoit ensuite de le réduire d'un point par an pour atteindre l'équilibre en 2016 pour la première fois depuis 1974.

Le déficit public (qui comprend le déficit de l'Etat, les comptes sociaux et ceux des collectivités locales) à fin 2011 devrait être inférieur à l'objectif de 5,7%, selon le gouvernement.

Favori des sondages, le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, s'est lui aussi engagé à ramener le déficit à 3% fin 2013. Il vise l'équilibre en 2017.

LE PLUS DUR RESTE À FAIRE

La Cour des comptes, qui certifie les comptes publics, a estimé qu'à peine 10% de l'effort total qui doit permettre de ramener à zéro le déficit structurel de la France avait été réalisé l'an dernier, dans son rapport annuel publié mercredi.

Son premier président, Didier Migaud, a souhaité que les moyens conditionnant l'atteinte des objectifs de réduction du déficit public soient précisés.

Il a par ailleurs invité les autorités à réduire de 15 milliards d'euros les niches fiscales, ces dérogations qui amputent les recettes publiques.

"Il faut que notre pays s'éloigne aussi rapidement que possible de la zone dangereuse dans laquelle il est entré en raison de son niveau d'endettement", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Pour le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le socialiste Jérôme Cahuzac, "le rapport confirme que la gestion des finances publiques par Nicolas Sarkozy ces cinq dernières années fut imprévoyante et dangereuse".

"Imprévoyante car nous atteignons un endettement qui est extrêmement préoccupant et dangereuse pour le pays car, à ce niveau d'endettement, c'est notre souveraineté nationale qui est cause."

Selon la ministre du Budget, Valérie Pécresse, au contraire,

"nous n'avons jamais été aussi crédibles pour tenir nos engagements de déficit à 4,5% du PIB".

"Nous avons eu une très bonne gestion 2011, exceptionnelle, qui nous a permis de prendre de l'élan et d'être en avance pour 2012 ce qui nous rend sereins", a-t-elle ajouté.

Le déficit budgétaire de l'Etat s'est établi l'an dernier à 90,8 milliards d'euros, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Budget.

Il est inférieur de plus de 4,5 milliards d'euros à la prévision budgétaire, ce qui devrait ramener le déficit public en deçà de l'objectif de 5,7% du PIB fin 2011.

Matthias Blamont et Jean-Baptiste Vey, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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