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Marché : L'ifi propose un échange de dette grecque

L'ifi propose un échange de dette grecqueL'ifi propose un échange de dette grecque

BRUXELLES (Reuters) - L'Institut de la finance internationale (IFI) a proposé jeudi un échange de dette grecque venant à échéance jusqu'à fin 2019 contre des obligations à 30 ans, selon un document daté du 20 juillet obtenu par Reuters.

Les dirigeants de la zone euro se réunissent actuellement à Bruxelles pour discuter des modalités d'une éventuelle contribution des créanciers privés au second plan de sauvetage à la Grèce, qui doit s'ajouter à une première aide de 110 milliards d'euros accordée l'année dernière à Athènes.

Selon ce document, le besoin de financement de la Grèce jusqu'à mi-2014 s'élève à 173 milliards d'euros. Les recettes réalisées par une série de privatisations pourraient couvrir 28 milliards d'euros de ce montant, et le solde du premier plan d'aide pourrait également représenter un apport de 57 milliards d'euros.

La zone euro, le Fonds monétaire international (FMI) et les créanciers privés devraient alors financer les 88 milliards d'euros restants.

Avec un échange de dette, ce montant devrait être partagé entre une contribution du secteur privé à hauteur de 17 milliards d'euros et un financement de 70 milliards d'euros par la zone euro et le FMI.

Les détenteurs privés de dette grecque possèderaient au total 150 milliards d'euros d'obligations, précise le document.

Cet échange de dette serait assorti d'un programme de rachat de titres.

"L'allongement de la maturité des obligations existantes est la contrepartie d'un rehaussement de crédit (...), et les nouvelles obligations échangées ou souscrites via cette proposition seront garanties par un papier zéro coupon notée AAA", dit le document.

Ce rehaussement de crédit est estimé à 30,4 milliards d'euros par la Commission européenne.

On y apprend également que le plan de l'IFI provoquera "pratiquement certainement" un défaut sélectif de la Grèce, ce qui implique la mise en place d'un mécanisme pour garantir l'accès des banques grecques à des liquidités suffisantes. Ce mécanisme pourrait coûter entre 25 et 35 milliards d'euros, mais ne serait nécessaire que pendant la période de défaut sélectif.

Le coût de recapitalisation des banques grecques est par ailleurs estimé à 25 milliards d'euros au total, lit-on enfin dans le document. C'est 15 milliards d'euros de plus que les 10 milliards déjà alloués à cet objectif lors de la première aide accordée à Athènes.

Luke Baker et Jan Strupczewski, Catherine Monin pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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