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Marché : L'Europe limite la casse avec le rebond à Wall Street

L'Europe limite la casse avec le rebond à Wall StreetL'Europe limite la casse avec le rebond à Wall Street

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse jeudi mais ont pu atténuer leurs pertes en fin de séance avec le léger rebond de Wall Street, certains investisseurs ayant profité du regain d'aversion au risque pour réaliser des achats à bon compte.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,53% à 5.289,73 points. Le Footsie britannique a perdu 0,89% et le Dax allemand s'est replié de 0,33%. L'indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,63%, le FTSEurofirst 300 a lâché 0,51% et le Stoxx 600 a cédé 0,5%.

A Wall Street, les trois grands indices ont rebondi un peu après l'ouverture et affichaient des progressions de l'ordre de 0,1% à 0,4% à la clôture des marchés européens.

Les dernières controverses autour de la présidence Trump font peser de sérieux doutes sur la capacité du président américain à faire adopter les réformes budgétaires, fiscales et réglementaires promises. Certains évoquent même désormais ouvertement la perspective d'une procédure de destitution ("impeachment") de Donald Trump.

"Beaucoup de gens s'excitent sur l'éventualité d'une procédure de destitution mais je crois que ce que le marché dit en ce moment, c'est que toutes les mesures promises qui ont contribué à faire monter les actions sont en suspens. On ne peut plus partir du principe qu'elles vont arriver et le marché ne parie plus sur elles", estime Jeremy Podger, gérant de portefeuille chez Fidelity International.

Selon une enquête Reuters réalisée auprès d'économistes, une courte majorité d'entre eux estiment que la probabilité de voir l'économie américaine connaître une croissance de 3% cette année a faibli au cours du mois écoulé en raison de la faiblesse des indicateurs macroéconomiques et des craintes d'instabilité politique à Washington.

"Je ne crains pas, du moins pour le moment, que nous soyons sur le point d'assister à une correction majeure sur le marché. Sur le plan d'une perspective à très court terme, il s'agit d'une très bonne opportunité d'achat", estime Paul Nolte, gérant chez Kingsview Asset Management.

Les achats à bon compte à Wall Street ont été encouragés en outre par deux statistiques positives sur l'emploi et l'activité économique aux Etats-Unis. L'indice "Philly Fed" a été meilleur que prévu en mai et les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé de façon inattendue.

La séance a aussi été marquée par des craintes entourant la situation politique au Brésil après la publication par le grand quotidien O Globo du témoignage d'un homme d'affaires selon lequel le président Michel Temer a acquiescé au versement d'une somme d'argent à un témoin clé dans le scandale Petrobras afin qu'il reste silencieux.

Les investisseurs redoutent que les allégations du journal O Globo provoquent une nouvelle crise politique au Brésil et mettent un frein au processus de réformes enclenché par le président brésilien. L'indice Bovespa de la Bourse de Sao Paulo chute de plus de 9% et le real brésilien recule de plus de 7% face au dollar.

En Europe, les valeurs les plus exposées au Brésil ont également été délaissées, à l'instar de CNP Assurances (-6,35%), d'Edenred (-4,76%), de Casino (-4,83%) ou encore de Telecom Italia (-2,62%) et de Santander (-3,69%).

De son côté, le britannique Berendsen s'est envolé de 21,13% après l'annonce d'une offre d'achat, repoussée pour l'instant, émanant du groupe français de blanchisserie industrielle Elis (-2,4%).

Parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, Burberry a gagné 4,69% après la publication d'un bénéfice trimestriel en baisse mais supérieur aux attentes. Le groupe a prévenu que l'évolution de la livre sterling devrait avoir un impact négatif cette année sur ses comptes.

La devise britannique est revenue jeudi au-dessus du seuil de 1,30 dollar pour la première fois depuis près de huit mois, après avoir bénéficié de l'annonce d'une hausse plus forte que prévu des ventes au détail au Royaume-Uni en avril.

Sur le marché pétrolier, les cours du brut s'inscrivent en hausse, évoluant à des plus hauts de deux semaines dans la perspective du renouvellement des accords entre les producteurs pour réduire leurs pompages afin de désengorger le marché.

(Blandine Hénault, avec Patrick Vignal et Yashaswini Swamynathan, édité par)

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