Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : L'euro tente de reprendre la main.

Marché : L'euro tente de reprendre la main.

tradingsat

(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne continue de surnager aux environs immédiats des 1,42 dollar, comme elle le fait depuis quatre séances. Mais elle peine à reprendre le niveau symbolique, en dépit des craintes souveraines qui affectent désormais non l'euro, mais aussi le dollar. Vers 12 heures 55, l'euro reprend ainsi 0,48% à 1,4172 dollar, après une baisse de 0,38% la veille.

Rappelons que la parité euro/dollar avait culminé à 1,49 dollar début mai.

L'euro gagne encore 0,37% à 111,89 face au yen et 0,10% à 0,8797.

Face au franc suisse, contre lequel un point bas de 1,1405 euro par franc a été atteint hier, la monnaie unique européenne rebondit à 1,1624 ce midi. En or, l'euro se traite non loin d'un record absolu des 1.130 euros l'once, soit presque 37 euros le gramme.

Si la tendance négative continue pour l'euro [face au dollar], le test de la moyenne mobile à 200 jours située à 1,3912 (en clôture) devrait intervenir sous peu', commente un cambiste ce matin. 'De mauvaises nouvelles en provenance des 'PIIGS' [Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne] pourrait jouer le rôle de facteur déclenchant d'une telle configuration', ajoute-t-il en visant les 1,3756 dollar l'euro. Après avoir concerné les pays périphériques de la zone euro (PIGS), la crise souveraine du Vieux continent se rapproche avec l'Italie (PIIGS) du centre de l'union monétaire.

L'évolution des CDS (credit default swaps), ces contrats d'assurance destinés à protéger de la faillite d'un emprunteur, en témoigne. “Les CDS sur les dettes européennes à 5 ans atteignent des records historiques : Grèce 2525 points de base (pb), Portugal 1190 pb, Italie 325 pb et Espagne 370 pb”, notaient ce matin les spécialistes Changes de Pictet & Cie.

“La crise européenne s'enlise, avec des investisseurs qui sont de plus en plus réticents face au risque en raison de la situation en Grèce, au Portugal, en Irlande et dans d'autres pays, ce qui se reflète dans les prix des CDS. Comme annoncé la semaine dernière, le yoyo des investisseurs entre les Etats-Unis et l'Europe va se poursuivre pendant longtemps et la séance d'hier a été plutôt défavorable à la monnaie européenne”, ajoutent les spécialistes de la banque genevoise.

Pour ne rien arranger, l'indice ZEW du sentiment économique en Allemagne diminue encore de 6,1 points en juillet, pour se trouver ramené à -15,1 points, alors qu'il n'était attendu qu'à - 12,5. L'indicateur s'enfonce en dessous de sa moyenne historique de 26,2 points.

“La crise européenne s'enlise, avec des investisseurs qui sont de plus en plus réticents face au risque en raison de la situation en Grèce, au Portugal, en Irlande et dans d'autres pays, ce qui se reflète dans les prix des CDS. Comme annoncé la semaine dernière, le yoyo des investisseurs entre les Etats-Unis et l'Europe va se poursuivre pendant longtemps et la séance d'hier a été plutôt défavorable à la monnaie européenne”, ajoute les spécialistes de la banque genevoise.

Pour ne rien arranger, l'indice ZEW du sentiment économique en Allemagne diminue encore de 6,1 points en juillet, pour se trouver ramené à -15,1 points, alors qu'il n'était attendu qu'à - 12,5. L'indicateur s'enfonce en dessous de sa moyenne historique de 26,2 points.

'En dépit d'une situation économique robuste, les problèmes de dettes publiques de certains pays de la zone euro ont grevé le sentiment économique', commente le président de l'institut Wolfgang Franz. 'De plus, la situation économique et budgétaire aux États-Unis est scrutée avec une inquiétude grandissante'.

L'indice des conditions économiques actuelles en Allemagne se redresse par contre, de trois points à 90,6 points.

Du côté de la zone euro, l'indice de perspectives recule de 1,1 point à -7 points et celui de la situation actuelle cède 1,5 point, pour s'établir à 2,3 points.

Pourtant, du côté américain, la situation n'est pas non plus flamboyante. Les sorties nettes de capitaux aux Etats-Unis ont atteint 67,5 milliards de dollars en mai, contre des entrées nettes de 66,6 milliards de dollars au mois d'avril, ajoute encore Pictet.

Le désaccord entre parlementaires américains, qui empêche pour l'instant de relever le plafond de la dette fédérale américaine et menace le pays d'un défaut de paiement à compter du 2 août, persiste pour l'instant.

“Seul un accord sur le plafond de la dette aux Etats-Unis et des mesures draconiennes de réduction des déficits publics pourraient permettre de freiner provisoirement la chute du dollar”, ajoute Pictet.

Cet après-midi, l'agenda économique américain comporte notamment les mises en chantier du moi de juin (prévision : 575.000 ; précédent : 560.000) ainsi que les permis de construire accordés ce même mois (prévision : 595.000 ; précédent : 612.000).

Copyright (c) 2011 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI