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Marché : L'euro fait du surplace après son rebond

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(CercleFinance.com) - La conclusion d'un projet d'accord européen d'aide financière à la Grèce et ses modalités ont permis hier à l'euro de s'envoler de 1,41% face au dollar et de reprendre le seuil des 1,44 dollar. L'attentisme était cependant de mise vendredi midi, où la parité euro/dollar reste stable (- 0,03%) à 1,4415 dollar.

Rien à signaler face au yen (- 0,16% à 113,07) ni face à la livre (- 0,06% à 0,8831). En revanche, le rebond de l'euro contre le franc suisse, dont la vigueur pénalise l'économie helvétique, se poursuit (+ 0,47% à 1,1820).

A Londres, l'once d'or est retombée avec mesure de 1.601 à 1.588 dollars (- 0,8%) entre hier après-midi et ce matin, la baisse étant de 1.117 à 1.103 en euros (- 1,2%).

Les dirigeants européens se sont donc mis d'accord, hier, sur un projet de nouveau plan d'aide à la Grèce d'un montant global de 160 milliards d'euros.

“Nous réaffirmons notre attachement à l'euro et sommes résolus à faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et celle de ses États membres” : ainsi s'ouvre le communiqué publié à l'issue du Conseil européen tant attendu d'hier. Les détails des mesures suivant cette mention a manifesté rassuré les investisseurs, sans pour autant les rasséréner totalement.

“Les responsables européens semblent avoir mis de côté leurs contraintes politiques domestiques pour privilégier, enfin, la stabilité de la zone euro”, écrit ce matin Aurel BGC. “Les mesures annoncées pour la Grèce devraient être d'autant mieux accueillies, qu'un volet 'soutien à la croissance' a été inclus. De plus la charge de la dette devrait être considérablement allongée, notamment via l'intervention du secteur privé, ainsi que l'allongement des concours européens et la baisse des taux d'intérêt qui leur sont associés”, souligne Aurel BGC.

Restent cependant des zones d'ombres : chez Aurel BGC, on estime que le principal défaut dans la cuirasse de ce plan est qu'il ne semble pas très efficace pour désarmer les risques de propagation à d'autres pays.

Chez Pictet à Genève, on rappelle que le projet “prévoit l'allongement des maturités de la dette grecque de 7,5 ans à au moins 15 ans. Les taux d'intérêt des nouveaux prêts de la part du FESF (fonds européen de stabilité financière) seront d'environ 3,5%. Concernant le secteur privé, 3 options restent envisageables : un rachat de dettes, un refinancement des dettes ou un système de 'swaps'”, indiquent-ils.

Leur jugement à moyen terme est plus rude : “que penser du plan de sauvetage mis en place? Les pertes seront inévitables et le problème est à notre avis déplacé dans le temps comme cela semble être le cas dans les mentalités actuelles de nos politiciens”, écrit Pictet.

Notons aussi que la perception du risque souverain s'est également atténuée de l'autre côté de l'Atlantique. Aux États-Unis, le déplafonnement de la dette n'est toujours pas réglé, mais un aboutissement pourrait avoir lieu dès aujourd'hui puisque Barack Obama a donné cette date comme ultimatum aux élus pour trouver un compromis', indique cependant Barclays Bourse.

Le sentiment général d'optimisme qui régnait la veille sur l'euro a aussi été contré par l'indice Ifo qui, en Allemagne, qui s'est dégradé sensiblement à 112,9 au mois de juillet, contre 114,5 en juin. Il était attendu à 113,7 points.

En revanche, l'indice des entrées de commandes dans l'industrie a augmenté de 3,6% dans la zone euro en mai 2011 comparé à avril 2011.

Aucune statistique d'importance n'est attendue des Etats-Unis cet après-midi.

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