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Marché : L'etat français négocie la reprise partielle de florange

L'etat français négocie la reprise partielle de florangeL'etat français négocie la reprise partielle de florange

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français est en négociations avancées avec ArcelorMittal en vue de la reprise d'une partie de son site de Florange (Moselle) après avoir été informé par le groupe sidérurgique de son intention de fermer les deux hauts fourneaux, rapporte jeudi le quotidien Libération.

Selon le journal, ArcelorMittal a confirmé au gouvernement sa décision de fermer définitivement les deux fourneaux de Florange, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011 et qui emploient 550 des 2.800 salariés du site.

Au moment où la barre des trois millions de chômeurs a été franchie en France métropolitaine pour la première fois depuis 1999, un comité central d'entreprise a été convoqué pour lundi, avec à l'ordre du jour "la situation économique et industrielle" de Florange.

Les négociations, entamées depuis trois semaines, portent sur la cession de la "filière chaude" de Florange - les hauts fourneaux et l'aciérie - pour un euro symbolique et avec un délai de plusieurs mois, le temps pour l'Etat français de trouver un repreneur, écrit Libération.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat chez ArcelorMittal, dont un autre site européen, celui de Liège, en Belgique, est également menacé de fermeture.

Le ministère du Redressement productif a confirmé à Reuters la tenue de négociations avec ArcelorMittal "pour garantir l'avenir industriel de la totalité du site" de Florange, qui comprend aussi des installations de transformation de l'acier.

ARNAUD MONTEBOURG SUR PLACE CE JEUDI

"Les négociations ont commencé il y a trois semaines et elles se poursuivent aujourd'hui", a indiqué une porte-parole.

Mais elle n'a pas voulu commenter l'information selon laquelle l'enjeu en était la reprise de Florange, où le ministre Arnaud Montebourg est attendu jeudi après-midi pour une réunion avec l'intersyndicale.

François Hollande, qui s'était rendu à Florange pendant la campagne présidentielle, avait promis une loi obligeant les grands groupes industriels à céder les sites qu'ils veulent fermer mais le texte ne devrait pas voir le jour avant la fin de l'année.

Un rapport commandé par le gouvernement avait conclu en juillet que le site de Florange était viable, à condition d'y investir.

Selon Libération, les discussions sont suivies au plus haut niveau et des contacts directs ont été établis entre l'Elysée et la famille Mittal, propriétaire d'ArcelorMittal.

Interrogé sur RMC, Edouard Martin, un responsable CFDT de Florange, a déclaré qu'il serait "suicidaire" pour Arnaud Montebourg de venir uniquement confirmer la fermeture des hauts fourneaux.

"Un conseiller (du ministre) nous avait dit qu'Arnaud Montebourg ne viendrait à Florange que s'il avait des informations positives à nous annoncer. On ose espérer qu'il vienne avec des choses un peu plus rassurantes que ce qu'on a entendu ce matin", a-t-il dit.

"Le message qu'on va lui tenir c'est 'ne lâchez rien, continuez à vous battre pour que Mittal finisse par comprendre que la politique de chantage qu'il tient depuis des années en Europe, on a bien l'intention d'y mettre un terme'", a ajouté le syndicaliste.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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