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Marché : Fusion en vue entre efg eurobank et alpha bank

Fusion en vue entre efg eurobank et alpha bankFusion en vue entre efg eurobank et alpha bank

ATHENES (Reuters) - Le secteur bancaire grec salue à la hausse en Bourse d'Athènes l'annonce imminente d'une fusion entre EFG Eurobank et Alpha Bank, les investisseurs anticipant d'autres opérations de ce type pour remettre sur pieds un secteur dévasté par la crise.

Les titres des deux banques sont temporairement suspendus dans l'attente d'une annonce sur une opération de fusion, a fait savoir lundi la Bourse d'Athènes.

"La Bourse d'Athènes (...) a décidé de suspendre les échanges de ces titres jusqu'à ce que les investisseurs soient informés de l'issue des réunions des conseils d'administration et des modalités de l'accord."

Les conseils d'administration d'Eurobank et d'Alpha, respectivement deuxième et troisième banques du pays, se réunissent lundi pour conclure un accord de fusion.

Les marchés ont accueilli favorablement cette perspective, notamment pour Eurobank, qui avait échoué en juillet aux tests de résistance bancaires.

L'indice du secteur bancaire grec prenait 21,34% vers 10h10 GMT, surperformant l'indice de référence en hausse de 11%.

"Tout le secteur est en hausse, les marchés anticipant un effet domino, une réaction en chaîne de fusions et acquisitions. Car on ne veut pas être à la traîne, surtout si l'on est une petite banque", commente Alexander Kyrtsis chez UBS.

Ce projet de fusion est d'autant mieux accueilli que les représentants de l'Union européenne et du Fonds monétaire international sont attendus cette semaine en Grèce pour une mission d'évaluation des mesures engagées par Athènes en contrepartie du plan de sauvetage.

Dans le sillage d'Athènes, les banques européennes sont orientées à la hausse, gagnant 1,08%. L'indice parisien CAC 40 affiche une hausse de 1,52%.

Cet accord, qui devrait donner naissance à la plus grande banque d'Europe du sud-est par les actifs, doit permettre aux deux établissement d'éviter d'avoir à faire appel au mécanisme public d'apport de liquidité et est susceptible d'enclencher une vague de consolidation dans le secteur, estiment les analystes.

"La plus grande motivation des deux banques pour fusionner, c'est d'éviter la nationalisation", ajoute un analyste bancaire, qui a préféré conserver l'anonymat. "C'est le signal de départ pour une vague de fusions et acquisitions en Grèce. Les autres banques vont devoir réagir, notamment Piraeus qui est la plus petites des quatre principales banques grecques."

ANNONCE IMMINENTE

"Les conseils d'administration des deux banques vont signer l'accord lundi matin et l'annonce, ainsi qu'une conférence de presse, auront lieu à la mi-journée", avait déclaré dimanche à Reuters une source bancaire proche du dossier.

Selon un responsable d'Eurobank, l'opération, si elle est validée par les actionnaires des deux groupes, prendra la forme d'un échange d'actions - à raison de sept EFG pour cinq Alpha, selon une source bancaire - suivi d'une émission de titres.

La Qatar Investment Authority (QIA), fonds souverain du royaume du Golfe déjà actionnaire d'Alpha Bank, deviendra par ailleurs un actionnaire important du nouveau groupe, selon les sources, dont l'une a précisé que la QIA a signé l'accord samedi.

La QIA injectera des fonds dans la nouvelle entité via 500 millions d'euros d'obligations convertibles, avant de procéder à une émission de 1,25 milliards d'euros de titres.

La nouvelle entité comptera 150 milliards d'euros d'actifs, huit millions de clients et 80 milliards d'euros de dépôts, a précisé une autre source.

S'il est validé par les conseils d'administration des deux banques, cet accord doit ensuite être approuvé par leurs actionnaires.

La quatrième banque de Grèce, Piraeus Bank, a en revanche infirmé les informations relayées par le Financial Times qui rapportait des rumeurs de fusion avec le premier groupe bancaire grec NBG

"Un accord de fusion entre Alpha et Eurobank est particulièrement positif pour le secteur bancaire, le monde des affaires et l'économie", a dit un dirigeant de Piraeus à Reuters. "En ce qui concerne Piraeus et la consolidation, il n'y a rien en cours."

George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas, Catherine Monin pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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