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Marché : Fiat monte au capital de chrysler, s'approche d'une fusion

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par Stephen Jewkes et Bernie Woodall

MILAN/DETROIT (Reuters) - Fiat a annoncé jeudi avoir augmenté sa participation dans Chrysler de 5%, à 58,5%, atteignant un objectif fixé par les autorités américaines alors que les deux constructeurs automobiles se rapprochent d'une fusion.

Le groupe italien est aux commandes opérationnelles du numéro trois de l'automobile aux Etats-Unis depuis que ce dernier a brièvement déposé le bilan en 2009.

Fiat avait versé environ 2 milliards de dollars pour prendre une participation majoritaire, avec un certain nombre de conditions posées par le gouvernement américain avant de pouvoir procéder à une fusion.

"L'acquisition de 5% supplémentaires dans Chrysler est un pas fondamental en vue de l'achèvement de l'intégration entre nos deux groupes", déclare dans un communiqué Sergio Marchionne, administrateur délégué du groupe turinois.

Chrysler et Fiat se sont engagés officiellement auprès du Trésor des Etats-Unis pour produire la berline Dodge Dart sur un des sites du constructeur américain dans l'Illinois, la dernière condition négociée avec Washington en 2009.

Cet engagement, de même que la validation des économies d'énergie promises pour la Dart par l'agence américaine de protection de l'environnement, ont déclenché la montée au capital.

Le solde de 41,5% reste détenu par le fonds santé VEBA affilié au syndicat United Auto Workers (UAW).

INTÉGRATION "INÉVITABLE", SELON UNE SOURCE

En décembre, Sergio Marchionne a déclaré à Reuters qu'il était possible que Chrysler procède à une réintroduction en Bourse en 2013 alors que l'UAW prévoit de réduire ou de liquider des participations.

"Fiat a déjà le contrôle de Chrysler donc il n'a pas besoin de se dépêcher, mais il est clair qu'une intégration est inévitable pour mieux faire face à la concurrence", a indiqué jeudi une source proche du dossier.

Le constructeur italien, lesté par une dette industrielle nette de 5,8 milliards d'euros à fin septembre, pourrait toutefois juger coûteux de racheter la part du fonds VEBA si ce dernier venait à la vendre.

"Fiat n'a pas les milliards de dollars nécessaires pour racheter le solde de Chrysler", juge un analyste automobile basé à Milan. "Et je ne pense pas que ce soit une priorité pour Fiat actuellement, étant donné qu'il contrôle les deux tiers du groupe."

Il estime toutefois que VEBA pourrait se trouver contraint de liquider sa participation tôt ou tard, mettant le groupe italien en position de négocier.

Vers 12h00 GMT, l'action Fiat gagnait 0,85% à la Bourse de Milan, tandis que l'indice Stoxx Europe 600 de l'automobile cédait 0,67%.

Jean Décotte pour le service français, édité par Nicolas Delame

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