Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Ferrero n'envisagerait pas d'opa sur 100% de parmalat

Marché : Ferrero n'envisagerait pas d'opa sur 100% de parmalat

Ferrero n'envisagerait pas d'opa sur 100% de parmalatFerrero n'envisagerait pas d'opa sur 100% de parmalat

MILAN/ROME (Reuters) - Le numéro un italien de l'agroalimentaire, Ferrero, n'a pas l'intention de lancer une OPA en bonne et due forme sur son compatriote Parmalat, dans lequel son concurrent français Lactalis a acquis une participation de 29%, apprend-on mercredi de source proche du dossier.

Le producteur du Nutella a rencontré les propriétaires de Lactalis à Paris cette semaine pour discuter de l'acquisition de la participation du groupe français dans Parmalat, mais n'est pas parvenu à un accord, indique une autre source.

"Ferrero n'envisage pas une OPA totale comme une possibilité pour l'instant", explique-t-on. "Le groupe n'a pas l'intention de surpayer Parmalat."

Ferrero, ajoute-t-on, attend la décision du gouvernement italien sur une éventuelle loi anti-OPA, souhaitée par le ministre de l'Economie Giulio Tremonti, avant de prendre une quelconque décision sur Parmalat.

Le conseil des ministres se réunit mercredi. Une source gouvernementale a indiqué que le gouvernement italien devrait adopter à cette occasion un texte limitant les rachats de sociétés stratégiques italiennes par des groupes étrangers dans les secteurs de l'alimentation, de l'énergie, des télécommunications et de la défense.

Ces limitations seraient fondées sur un principe de réciprocité, permettant aux sociétés ciblées de recourir aux mêmes moyens de défense que ceux autorisés dans le pays de l'acquéreur, a précisé cette source.

Ces mesures "à la française" interviennent alors qu'en plus du dossier Parmalat, le deuxième groupe énergétique italien Edison est également au coeur d'une bataille pour sa prise de contrôle par des actionnaires français.

Les détails des offres n'ont pas encore été révélés mais la semaine passée, l'ambassadeur de France en Italie a été convoqué dans les bureaux du président du Conseil Silvio Berlusconi, preuve que le gouvernement italien prend ces affaires très au sérieux.

Antonella Ciancio et Giselda Vagnoni, Florent Le Quintrec pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI