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Marché : Facebook augmente de 25% le volume de son entrée en bourse

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par Olivia Oran et Alexei Oreskovic

NEW YORK/SAN FRANCISCO (Reuters) - Facebook va augmenter de près d'un quart le volume de son introduction en Bourse et pourrait désormais lever jusqu'à 16 milliards de dollars (12,6 milliards d'euros), la forte demande des investisseurs occultant le débat sur la rentabilité à long terme du réseau social.

La société fondée il y a huit ans par Mark Zuckerberg, qui doit être cotée vendredi sur le Nasdaq, va proposer 84 millions d'actions supplémentaires, ce qui portera à environ 421 millions le nombre de titres mis sur le marché.

Les actions supplémentaires ne seront pas mises en vente par la société elle-même mais par certains de ses investisseurs de longue date, parmi lesquels figure le co-fondateur de PayPal, Peter Thiel, précise Facebook dans un document transmis aux autorités boursières américaines.

Le droit de vote de Mark Zuckerberg sera de ce fait réduit, passant de 57,3% à 55,8% après l'entrée en Bourse.

Facebook avait déjà relevé mardi le prix de son entrée en Bourse, fixant une fourchette de 34 à 38 dollars par action, contre 28 à 35 dollars auparavant, à la faveur d'une forte demande.

Avec cette nouvelle fourchette de prix, si toutes les actions trouvaient preneur, l'entrée en Bourse de Facebook serait la troisième plus importante de l'histoire de la Bourse américaine, après celles de Visa et General Motors.

ÉVÉNEMENT

L'introduction en Bourse de Facebook s'annonce en tout cas comme la plus importante de l'histoire de la Silicon Valley, éclipsant largement celle de Google, qui avait levé autour de 2 milliards de dollars en 2004.

Facebook, le site communautaire aux quelque 900 millions de membres, suscite l'engouement des investisseurs, alors même que se pose la question de son avenir sur le long terme.

"Il s'agit bien plus d'un spectacle, d'un événement médiatique et culturel que d'une simple introduction en Bourse", décrypte Max Wolff, analyste pour GreenCrest Capital. "A ce stade, il n'est pas question de modèles et de fondamentaux."

Certains observateurs s'inquiètent pourtant du fait que la société n'a toujours pas trouvé le moyen de monétiser le nombre croissant des utilisateurs qui se rendent sur le réseau via des supports mobiles tels que les smartphones.

Facebook a en outre enregistré ces derniers mois une croissance ralentie de ses recettes publicitaires en ligne, qui constituent l'essentiel de son chiffre d'affaires. La société a dégagé en 2011 un bénéfice net d'un milliard de dollars sur un chiffre d'affaires de 3,7 milliards.

La question de ses recettes est d'autant plus d'actualité que General Motors a déclaré mardi soir qu'il arrêterait de financer des campagnes sur Facebook.

D'après une source au fait du dossier, les dirigeants de la division marketing du constructeur étaient parvenus à la conclusion que les publicités sur Facebook avaient un impact limité sur les consommateurs.

L'annonce de GM tombe certes mal pour Facebook, mais elle ne devrait pas pour autant plomber son entrée en Bourse car elle n'est sans doute pas représentative du sentiment général des publicitaires, estime Brian Wieser, analyste pour Pivotal Research Group.

Dans son communiqué de mardi, Facebook s'est par ailleurs donné plus de temps pour conclure le rachat, pour un milliard de dollars, d'Instagram, une application permettant l'échange de photos. Facebook précise que ce rachat sera bouclé cette année, et non au deuxième trimestre comme prévu auparavant.

Natalie Huet et Nicolas Delame pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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