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Europe : Recul des Bourses européennes à la mi-journée

Europe : Recul des Bourses européennes à la mi-journéeEurope : Recul des Bourses européennes à la mi-journée

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en recul vendredi à la mi-journée, dans l'attente fébrile de la publication de la statistique de l'emploi de mai aux Etats-Unis.

Les économistes prévoient en moyenne 170.000 créations de postes en mai, après 165.000 en avril, et un taux de chômage inchangé à 7,5%.

Soutenues par les banques centrales, les places boursières ont connue une période florissante pendant toute une année. Mais les dernières nouvelles et conjectures touchant aux instituts d'émission leur donnent des frissons, que ce soit la Banque centrale européenne qui ne semble pas disposée à prendre de nouvelles initiatives de soutien à la croissance ou la Réserve fédérale dont il se murmure qu'elle pourrait revenir en partie sur son troisième programme d'assouplissement quantitatif (QE3).

Au point qu'à l'heure actuelle de bons indicateurs économiques, qui pourraient pousser les banques centrales à se montrer beaucoup moins interventionnistes, ne sont pas forcément une bonne nouvelle pour les marchés.

L'indice FTSEurofirst 300 perd 0,25%, tandis que l'EuroStoxx 50 cède 0,39%. La Bourse de Paris perd 0,35% à 3.800,85, tandis que le Dax cède 0,7% et que le FTSE recule de 0,31%.

La plupart des secteurs sont en recul, à l'exception notable des télécoms, meilleure hausse avec un gain de 0,53%. Les opérateurs télécoms KPN et Belgacom enregistrent les meilleurs gains, de 4,94% et 3,30% respectivement.

Bernstein est passé de performance en ligne à surperformer sur KPN, tandis que Morgan Stanley est à pondération neutre contre sous-pondérer pour Belgacom. JP Morgan passe elle de neutre à surpondérer sur le réassureur Scor qui, avec un gain de 3,02%, réalise la troisième meilleure performance du jour pour le moment.

Sur le marché des changes, si le dollar se stabilise contre l'euro, il continue de rétrograder face au yen, face auquel il a subi sa plus forte perte en trois ans la veille.

Les cambistes dénouent leurs positions les plus risquées dans l'attente de la statistique de l'emploi US qui, selon des analystes de Barclays Capital, ne sera pas très brillante, ce qui dissuaderait la Fed de rendre sa politique monétaire moins accommodante.

Des cambistes expliquent que la recul du dollar s'est accentué après le déclenchement d'ordres stop une fois enfoncé le seuil de 95,90 yens.

Le sentiment que les chiffres de l'emploi américains risquent d'être décevants explique que les Bunds et leurs futures sont en hausse, après leur recul de la veille imputable au mutisme de la BCE quant à un éventuel et nouvel assouplissement monétaire.

Le mouvement haussier touche aussi les emprunts italiens et espagnols, dont les rendements avaient atteint respectivement un plus haut depuis mars et février jeudi. Les rendements français, néerlandais et australiens refluent également.

Sur le marché pétrolier, les contrats sur le WTI texan et le Brent sont en hausse, tirant parti de la baisse du dollar. Le Brent a passé la barre des 104 dollars le baril et est bien parti pour enregistrer son gain hebdomadaire le plus élevé depuis la fin avril.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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