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Europe : 'pas de hausse massive des marchés' selon IG France

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(CercleFinance.com) - Alexandre Baradez, responsable analyses marchés chez le courtier en ligne IG France, estime que l'année 2014 devrait être une année de consolidation sur les marchés financiers et notamment les marchés actions.

Ainsi, après la hausse sensible observée depuis 2009 sur les indices américains (DowJones 150% de hausse depuis 2009 - post crise des subprimes- Nasdaq 240% de hausse depuis 2008, SP500 170% de hausse), une correction baissière pourrait se produire en 2014, catalysée par le début du ralentissement de la politique monétaire accommodante de la Fed qui réduira dès janvier ses achats d'actifs à 75 milliards de dollars contre 85 auparavant.

'Même si Ben Bernanke s'est voulu rassurant ('tapering' n'est pas 'tightening') il s'agit pourtant bien d'un début de resserrement de la politique monétaire américaine qui devrait à terme déboucher sur une hausse des taux directeurs', prévient Alexandre Baradez.

Selon le professionnel, il est donc tout à fait probable de voir le taux à 10 ans américain poursuivre sa hausse au-dessus de 3% en 2014. 'Il ne s'agit pas d'un évènement dangereux pour l'économie US mais d'une certaine normalisation alimentée par une croissance soutenue (4,1% au 3ème trimestre), une amélioration du marché immobilier et de l'emploi ou encore l'accord bipartisan sur le budget 2014 et 2015.'

Par ailleurs, le spécialiste indique que les marchés européens et notamment le CAC40 sont également rentrés dans cette phase de consolidation/correction mais elle ne devrait pas remettre en cause la tendance haussière à long terme.

Même si des prises de bénéfices pourraient continuer à intervenir début 2014 (le marché s'est apprécié de 50% entre juin 2012 et novembre 2013), la tendance de fond devrait rester positive sur le CAC40 dans les mois qui viennent avec un retour possible dans la zone des 4560 points, c'est-à-dire le niveau atteint juste avant la faillite de Lehman Brothers à l'automne 2008.

Cette détente du risque devrait être portée par la poursuite des processus d'intégration en zone euro (union bancaire, mécanisme de résolution, ...) et des réformes structurelles mais également par l'atténuation des politiques d'austérité en vigueur depuis le début de la crise de la dette.

Toutefois, Alexandre Baradez n'envisage pas de hausse massive des marchés en Europe car de nombreux vents contraires persistent (croissance faible, chômage élevé, réformes structurelles difficiles dans certains pays, processus d'intégration parfois lent et complexe, dette publique italienne à près de 130% du PIB).

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