Bourse > Actualités > Points de marché > Europe : Négociations pour une solution en grèce sans défaut de paiement

Europe : Négociations pour une solution en grèce sans défaut de paiement

Europe : négociations pour une solution en grèce sans défaut de paiementEurope : négociations pour une solution en grèce sans défaut de paiement

BRUXELLES (Reuters) - D'intenses négociations sont en cours afin de trouver une solution permettant d'impliquer les créanciers privés dans un nouveau plan d'aide à la Grèce sans déclencher un défaut, a déclaré lundi Jean-Claude Juncker.

Le président de l'Eurogroupe, qui s'exprimait devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, à Strasbourg, a par ailleurs prévenu que les privatisations ne résoudrait pas tous les problèmes de la Grèce et qu'un consensus politique était plus nécessaire que jamais dans le pays.

"Avec la BCE, nous travaillons à une formule qui n'entraîne pas un jugement définitif et négatif par les agences de notation et qui n'entraîne pas le constat d'un défaut", a ajouté le Premier ministre luxembourgeois.

"Ces solutions sont sous examen. Les négociations sont ardues et ardentes", a-t-il continué.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a précisé que cette solution serait trouvée à temps pour le 20 juin.

L'agence de notation Fitch a déclaré lundi qu'elle pourrait considérer un échange de dette, même volontaire, comme un événement de crédit.

Un événement de crédit pourrait contraindre au paiement des instruments d'assurance que sont les CDS, une éventualité potentiellement lourde de conséquences à laquelle s'opposent la Banque centrale européenne et de nombreux pays.

La Grèce recevra sans doute en juillet une nouvelle tranche d'aide de la part de ses bailleurs de fonds internationaux, ce qui lui permettra d'éviter le défaut, en échange d'un nouveau train de mesures d'austérité.

ATHÈNES SUR LA BONNE VOIE BUDGÉTAIRE

Après avoir examiné pendant un mois entier la mise en oeuvre par la Grèce du premier plan de sauvetage de 110 milliards d'euros décidé en mai 2010, les inspecteurs représentant la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne ont déclaré vendredi que la Grèce avait accompli des progrès considérables mais qu'il fallait accélérer les réformes structurelles.

Le ministre grec des Finances George Papaconstantinou avait dit qu'Athènes serait incapable de remplir ses obligations à partir de la mi-juillet si le gouvernement n'obtenait pas la prochaine tranche de prêt de 12 milliards d'euros dans le cadre du plan de sauvetage de l'UE et du FMI, qui devait à l'origine être débloquée le 29 juin.

Selon le journal grec Kathimerini, le nouveau plan de sauvetage de trois ans pour la Grèce, qui ira donc jusqu'en 2014, se montera à 85 milliards d'euros, dont un peu moins de la moitié sera fournie par l'UE et le FMI.

Comme Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Juncker a estimé lundi qu'Athènes avait fait des progrès dans l'exécution de son programmes d'ajustement budgétaire.

"Le gouvernement grec est en bonne voie pour remplir ses objectifs budgétaires pour 2011", a-t-il dit aux eurodéputés, tout en prévenant que le programme de privatisations de 50 milliards d'euros avancé par les autorités grecques ne résoudrait pas tous les problèmes du pays.

Jean-Claude Trichet a estimé que le recours à une restructuration de la dette grecque - solution que bon nombre d'analystes financiers jugent inéluctable - n'est pas approprié tant que le pays s'en tient à son programme de réformes annoncé, exhortant notamment Athènes à mener un processus de privatisations crédible et rigoureux.

Jean-Claude Juncker et Olli Rehn ont également à nouveau appelé les forces politiques grecques à parvenir à un large consensus sur les nouvelles mesures d'austérité.

"Si cela est possible en Irlande ou au Portugal, pourquoi cela ne le serait pas en Grèce ?", s'est interrogé Olli Rehn.

Le Premier ministre George Papandréou a déclaré qu'il n'excluait pas d'envisager d'organiser un référendum au sujet de ces mesures.

Julien Toyer, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI