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Europe : Les bourses européennes terminent en forte baisse

Europe : les bourses européennes terminent en forte baisseEurope : les bourses européennes terminent en forte baisse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse lundi, les finances publiques de la Grèce et de l'Espagne ayant fait souffler un vent de panique sur la zone euro, malgré l'assurance du ministre espagnol de l'Economie que Madrid n'envisage pas de faire appel à un plan de sauvetage pour l'Etat, en plus de celui pour ses banques.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 2,89% (-92,36 points) à 3.101,53 points. Le Footsie britannique a cédé 2,09% et le Dax allemand 3,18%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a perdu 2,36% et l'EuroStoxx 50 2,59%.

Les valeurs bancaires européennes ont été durement affectées, à l'exception des banques espagnoles qui ont repris des couleurs à la suite de l'interdiction des ventes à découvert.

L'indice Stoxx de la zone euro a réduit ses pertes, à -2,22%, après être tombé à son plus bas niveau depuis la création de la monnaie unique. La baisse des bancaires italiennes (-1,35%) a également été limitée par l'interdiction des ventes à découvert.

En revanche à Paris, BNP Paribas a chuté de 5,47% et Société générale de 4,58%, alors qu'à Athènes, la Banque nationale grecque a abandonné plus de 11%.

En revanche Philips, qui a publié des résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre, a progressé de 5,03%, plus forte hausse du Stoxx 50.

La région de Murcie s'annonce comme étant la deuxième région autonome à demander une aide financière au gouvernement central après Valence, et selon la presse, une demi-douzaine d'autres pourraient suivre, provoquant une flambée du rendement de la dette espagnole.

Le retour de l'interdiction des ventes à découvert sur les valeurs bancaires, ainsi que de l'assurance en Italie et sur toutes les valeurs et les indices boursiers en Espagne, a limité les dégâts sur ces marchés et permis aux banques espagnoles de finir en hausse, tout en faisant monter d'un cran la nervosité et les spéculations.

"(Ces interdictions) laissent penser que les régulateurs veulent protéger leurs actions, et particulièrement les valeurs bancaires, et la spéculation va donc supposer qu'ils voient des choses ou qu'ils ont des informations qui ne sont pas sur le marché", commente un trader.

L'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro a aussi repris du corps au moment où une délégation de "troïka" de ses créanciers internationaux est attendue à Athènes. Aucune discussion n'est en cours en vue d'un troisième plan d'aide à la Grèce, a assuré lundi le ministère allemand des Finances.

Le rendement de l'emprunt espagnol à dix ans a franchi les 7,5% pour la première fois depuis la création de l'euro, bien au-dessus des taux auxquels la Grèce, l'Irlande et le Portugal avaient dû se résigner à solliciter un plan de sauvetage.

Plus préoccupant encore pour Madrid, le rendement de la dette à cinq ans a poursuivi sa hausse (7,5%), de même que celui de la dette à deux ans (6,70%).

Ce nouvel accès de tension a aussi touché les obligations d'Etat italiennes, dont le rendement à dix ans avoisinait 6,34%, ayant dépassé le rendement de la dette irlandaise de même échéance pour la première fois depuis janvier 2009.

Les tensions sur les Etats périphériques profitent aux pays jugés plus sûrs. Le rendement de la dette britannique à dix ans est tombé à son plus bas niveau depuis une décennie (1,47%), tandis que le rendement de l'emprunt allemand à dix ans n'a jamais été aussi faible (1,17%).

L'euro se maintenait autour de 1,21 dollar, après avoir touché dans la nuit un plus bas de douze ans face au yen, plombé par les interrogations sur l'avenir de la zone euro en cas d'abandon de la monnaie unique par la Grèce et de plan de sauvetage pour l'Espagne.

La baisse de la devise européenne a été un peu freinée en cours d'après-midi lorsque le FMI a annoncé qu'il commencerait mardi des discussions avec les autorités grecques pour voir comment remettre le plan de stabilisation de l'économie grecque "sur la bonne voie".

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Natalie Huet

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