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Europe : Les bourses européennes ont-elles capitulé ?

Europe : les bourses européennes ont-elles capitulé ?Europe : les bourses européennes ont-elles capitulé ?

PARIS (Reuters) - Analystes et gérants s'interrogent de plus en plus sur une poursuite de la baisse des marchés financiers après leur nouvelle chute lundi consécutive de la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis par S&P, certains assurant que les marchés pourraient toutefois bientôt trouver leur niveau plancher.

A Paris, l'indice CAC 40, qui a chuté de 4,68% à 3.125,19 points, affiche désormais un recul de plus de 18% depuis le 22 juillet, date à partir de laquelle les craintes sur la solidité de la croissance économique mondiale se sont accrues, notamment aux Etats-Unis où le ralentissement se révèle plus sérieux qu'attendu.

"Tant que les niveaux actuels d'incertitudes, aussi bien macroéconomiques que politiques, demeureront, il sera compliqué d'avoir des perspectives claires sur la situation en Europe et aux Etats-Unis. Tant que cela va perdurer, les marchés vont avoir du mal à se stabiliser", prévient Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco.

Ce dernier, comme d'autres analystes, estime cependant que le marché n'est pas dans une situation de capitulation, soulignant l'absence de sorties massives de capitaux de la part des investisseurs, les sorties actuelles restant modérées.

En Bourse, la capitulation correspond à une situation dans laquelle les intervenants se retirent massivement et précipitamment du marché en vendant leurs actions à tout prix.

PAS EN SITUATION DE "BEAR MARKET"

La Bourse de Londres a perdu 3,39% et celle de Francfort 5,02% lundi. Les places de Madrid et de Milan ont mieux résisté avec des baisses de 2,44% et 2,35%, soutenues par les rachats de dettes italiennes et espagnoles par la BCE.

"Les prix des actions sont tombés à des niveaux de valorisation équivalent à des niveaux de crise avec des ratios de cours sur bénéfices attendus pour 2012 compris entre 8 et 11 sur les grands marchés occidentaux", relève Etienne Pourny président Stelphia AM.

"Nous n'avons pas vu cela souvent et il semble difficile de baisser sensiblement plus, car nous sommes dans une situation de croissance lente et non pas en récession", explique-t-il notant l'excès de pessimisme qui prévaut actuellement parmi les investisseurs.

"D'ici un mois ou deux, les marchés devraient avoir touché leur point bas et connaître ensuite un rebond qui pourrait s'étaler sur plusieurs mois voire plusieurs trimestres", assure-t-il.

Selon Alexandre Baradez, analyste marchés chez Saxo Banque, si le CAC 40 reculait jusque vers les 3.050-3.100 points, ce qui constituerait un niveau technique extrêmement bas, le rebond pourrait ensuite être assez rapide vers les 3.400 points.

"On a enfoncé les plus bas de 2010 mais il y a encore de la marge par rapport à ceux de 2009, la situation économique étant différente d'il y a deux ans. Nous ne sommes pas du tout en situation de 'Bear Market'. Il s'agit simplement d'une très grosse correction (...)", estime-t-il.

Pour l'heure, les investisseurs continuent d'attendre une intervention des autorités politiques afin de ramener au calme une communauté financière déstabilisée par l'éventualité d'une rechute de l'économie américaine et par l'extension de la crise de la dette dans la zone euro.

"Si nous sommes dans une crise de confiance, alors il va falloir une intervention très forte et très claire des politiques. Une telle intervention est plus que jamais d'actualité", juge Bernard Aybran.

Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Matthieu Protard

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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