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Europe : Les Bourses européennes hésitent à la mi-séance

Europe : Les Bourses européennes hésitent à la mi-séanceEurope : Les Bourses européennes hésitent à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes peinent à suivre un cap clair mardi à la mi-séance dans un contexte d'incertitude entre chute persistante des cours du pétrole et réveil des craintes sur la zone euro en raison de la Grèce.

Au lendemain d'une baisse marquée et généralisée, les principaux indices européens ont ouvert en hausse avant de rapidement rechuter pour finalement se reprendre en milieu de journée, hormis le FTSE londonien pénalisé par le ralentissement de la croissance des services en Grande-Bretagne.

Vers 11h35 GMT, le CAC 40 parisien gagne 0,17% (7,02 points) à 4.118,38 points. À Francfort, le Dax prend 0,42% mais à Londres, le FTSE cède 0,63%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,07% alors que l'EuroStoxx 50 de la zone euro est en hausse de 0,4%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en ordre dispersé.

Les cours du pétrole poursuivent leur dégringolade entamée en juin et sont descendus à des plus bas de cinq ans et demi.

Le baril de Brent est tombé jusqu'à 51,23 dollars, un niveau qu'il n'avait plus touché depuis mai 2009, et perdait encore 2% à 52,05 dollars vers 11h35 GMT.

Premier producteur de l'Opep, l'Arabie saoudite a alimenté les craintes sur une offre excédentaire face à une demande atone en réduisant ses tarifs mensuels pour ses clients européens.

Cette tendance est accentuée par la vigueur du dollar, qui renchérit le prix acquitté par les clients détenteurs d'autres devises.

L'euro, qui a touché lundi un plus bas de près de neuf ans face au billet vert, évolue aux alentours de 1,19 dollar.

La monnaie européenne est affaiblie par la perspective de nouvelles mesures non conventionnelles de la part de la Banque centrale européenne (BCE) pour tenter de soutenir l'activité et éviter une déflation dans la zone euro. L'indice PMI composite de l'institut Markit a montré dans la matinée que la croissance du secteur privé dans la zone euro avait été en décembre plus faible qu'estimé initialement malgré de nouvelles baisses de prix.

La conviction des investisseurs selon laquelle la BCE finira par annoncer des rachats de dettes souveraines, peut-être dès sa prochaine réunion le 22 janvier, réduit en revanche le coût de l'emprunt des pays de la zone euro. Les rendements des obligations à 10 ans de la France, des Pays-Bas, de la Belgique, de l'Autriche et de la Finlande sont tombés à des niveaux historiquement bas.

C'est aussi le cas du Bund allemand, dont le rendement à 10 ans est tombé à 0,471%, d'autant qu'il profite aussi de son statut de valeur refuge face à l'incertitude politique en Grèce.

Hostile aux politiques d'austérité ayant accompagné le sauvetage financier de la Grèce, le parti de la gauche radicale Syriza est en tête des intentions de vote pour les élections législatives du 25 janvier. Cette perspective ranime chez nombre d'investisseurs le souvenir de la crise des dettes dans la zone euro.

Autre valeur refuge, l'or progresse à 1.211,20 dollars l'once après avoir atteint un pic à 1.214,40 dollars, un plus haut depuis le 16 décembre et le déclenchement de la nouvelle crise politique en Grèce.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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